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 Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]

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Eris

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MessageSujet: Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]   Dim 15 Mar - 17:49

Lost one's weeping

Ft. Cronos

Quelques secondes d'hésitation à peine marquées précédèrent l'entrée d'Eris dans la forêt de l'effroi. Elle avait horreur de ce mauvais lieu fréquenté par des gens qui avaient certainement besoin d'une thérapie, mais c'était le chemin le plus court pour atteindre son objectif. Son point de rendez-vous, plus précisément. Quand avait elle accepté un truc aussi improbable déjà ? Enfin le pirate lui promettait des babioles qu'elle pourrait vendre à des prix intéressants, aussi la Mentali pressa le pas entre les arbres aux troncs noirs, peu désireuse de s'attarder par ici. Ses pattes lui faisaient un peu mal à force de marcher tout le jour durant, et d'à peine se reposer la nuit. Pourtant il n'y avait qu'elle-même à blâmer, et la demoiselle secoua la tête pour chasser ces idées noires rongeant les coins de son esprit: avec un peu de chance le jeu vaudrait la chandelle. Elle n'osait pas s'imaginer des objets curieux, brillants et inconnus de peur d'être déçue par ce qu'elle découvrirait. Sa curiosité s'accroissait au fur et à mesure que la distance réduisait, si bien que le Pokemon psy en oublia le danger. Il ne lui faisait pas peur, mais elle avait pour habitude de contourner systématiquement cette zone de la forêt, pour ne pas prendre le risque d'être retardée.

Ici rôdaient habituellement d'obscurs mercenaires du nom de 'marchombres', des voyous, des voleurs, des assassins et autres créatures aussi peu recommandables que celle qui traversait ces bois. Bientôt d'autres pas, lourds et sonores, suivirent ceux d'Eris. En un instant elle tourna nerveusement la tête, ses oreilles s'étant dressées sur son crâne. Elle entendait arriver le contre-temps des mètres dans son dos. Ne souhaitant nullement s'y confronter, la marchande fit un bond de côté, comme montée sur ressorts, et se dissimula rapidement derrière un arbre pour plus de discrétion. Plaquée au sol entre les herbes mi-hautes, la queue ramenée contre son flanc et les oreilles plaquées en arrière, elle regarda attentivement ce qui arrivait. Un pesant Ursaring s'avançait, et la féline fronça le nez en constatant qu'il se souciait peu de l'hygiène: ça fait tellement gros lourd les tâches de sang. Contrariée par ce qu'elle voyait, elle resta pourtant immobile entre les herbes, soucieuse de ne pas être repérée. Elle allait reculer lentement pour s'éloigner de la zone lorsqu'un mot attira son attention.

Hellhounds. Apparemment ils leur avaient donné une mission louche, une mission tout aussi 'juste et légale' que toutes les actions des renégats en somme. Ils prévoyaient une violente attaque conte des Pokémon qui avaient été identifiés comme résistants.. hum. Ou des Pokémon dont ils avaient décidé l'appartenance aux résistants pour faire bonne mesure, et parce que ça les arrangeait. Et pour le coup ils auraient besoin de ces gros lourds, mais la marchande ne saisit pas leur rôle exact. Stupide. Elle écouta juste assez pour savoir où ça se passerait, histoire de récupérer des biens dans les décombres, il y aurait peut être deux ou trois trucs intéressants. Assez distraite, Eris se leva pour tourner les talons d'un mouvement souple, prête à continuer sa route vers l'ancienne capitale de Primera. Mais le sort en décida autrement, comme quoi même avec de petits yeux et un esprit étroit on est pas forcément aveugle. Une grosse voix la fit dresser le oreilles avant de regarder dans son dos.

" Où tu te barres comme ça petite ? Tu nous écoutes depuis longtemps ? "

Interrogea l'ours, menaçant. Sentant venir les embrouilles injustifiées, et n'ayant par ailleurs aucune idée du fait que cette mission était supposée restée secrète, la marchande afficha un air surpris. Se retournant complètement vers le duo, elle simula la confusion de celle qui ne sait pas exactement ce qui lui arrive. Une oreille baissée, elle observa celui qui avait parlé.

" De quoi parlez vous ? Je n'ai rien entendu jusqu'à ce que vous m'appeliez.."

Tenta-t-elle avec autant d'innocence que possible. Mais les deux monstres ne l'entendaient pas de cette oreille et s'avancèrent d'un pas décidé vers la féline. Elle recula de quelques petits pas, la queue entre les pattes pour mimer la peur. L'effroi, justement. Son échine s'était légèrement hérissée, non seulement de méfiance mais à cause de la perte de temps occasionnée. Elle aurait volontiers pris la fuite mais impossible de savoir quel risque d'être rattrapée cela impliquait pour l'instant. Peut être étaient ils plus que deux.. Il faudrait atteindre un arbre en réalité. Mais l'ombre de l'Ursaring la surplombait désormais.

" Tu sais très bien de quoi on parlait, tu nous espionnes pour qui salope ? "

La Mentali sera les dents, un tremblement montant le long de sa colonne vertébrale. Mais elle n'espionnait personne à la base, putain, ils lui étaient tombés dessus en mode "TU NOUS AS PAS VUS VENIR HEIN ?!" pour l'accuser d'un truc complètement improbable. Certes, elle avait entendu deux trois infos intéressantes et avait choisi de rester, mais ils devraient apprendre  être plus discrets, aussi ! Surtout que pour l'instant l'idée de les dénoncer à qui que ce soit ne lui traversait pas l'esprit, ne sachant pas exactement à qui vendre l'information. Dans l'absolu elle  les aurait immobilisés avec Psyko pour prendre la fuite dans les arbres en leur laissant plusieurs reflets pour les occuper quelques minutes, mais elle risquerait de tomber sur des potes à eux. Ce serait sérieusement ennuyeux, elle ne voulait pas se faire voler et encore moins passer à tabac par de dangereux psychopathes. Voyons, il devait bien y avoir de dangereux épris de justice dans ces bois. Eris recula à nouveau, simulant la plus profonde incompréhension mêlée d'une terreur grandissante. Ce qui semblait faire bien marrer la brute épaisse. L'écharpe à oreilles ricanait moins.. d'ailleurs ça n'aurait pas été crédible. La panique luisait dans son regard lorsqu'elle bafouilla des protestations, reculant au fur et à mesure que le duo avançait.

" Vous- vous vous trompez, ce n'était nullement mon intention ! Non, arrêtez, écoutez moi je-je vous en prie ! "

Mais l'ours lui avait déjà empoigné une patte, et une grimace apparut sur son museau en sentant des griffes érafler la peau sous son pelage violet. Ca sentait mauvais. Mais cette stupide malheureuse Iris persistait sans se défendre, sans violence, cherchant à tout prix à reculer. Elle avait vu quelqu'un tout à l'heure, avec un peu de chance le bruit ne tarderait pas à attirer son attention.

" Je n'ai rien entendu de ce que vous disiez, lâchez moi ! A-Au secours ! Laissez moi partir ! "

S'écria le Pokémon psy, sa voix résonnant entre les arbres de la forêt.

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Cronos

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MessageSujet: Re: Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]   Mer 18 Mar - 17:15

Un courant d'air glacial vint traverser la nuque de Cronos alors qu'il foulait délicatement le sol jonché de feuilles mortes et de branchages traitres prêts à l'écorcher, les immenses troncs noirs pourris d'humidité et sans aucun doute du sang des nombreuses victimes ayant tenté de traverser cette forêt semblaient posséder sourires cruels et yeux avides de souiller l'âme des rares trouvant le courage si ce n'était la folie de leur passer devant... Les plantations ternies de toutes couleurs vives s'agitaient régulièrement au grès de cette maudite brise ressemblant à un murmure insolent qui ne cessait de résonner à ses oreilles... Aucun bruit ne venait casser l'ambiance angoissante et malsaine de la forêt de l'Effroi, comme pour faire mieux profiter les ombres malveillantes qui habitaient cette dernière des cris d'agonies des Pokémons qui avaient l'audace de s'y aventurer.
Jetant avec son seul oeil valide un regard discret derrière lui, le Persian vérifia que personne ne le suivait et que sa lance était toujours accrochée à son dos, il l'emmenait avec lui parfois lors de certaines de ses expéditions en lieux très hostiles, surtout lorsqu'il y venait seul. Autant il pensait ne pas en avoir besoin s'il était accompagné d'un de ses collègues résistants, autant être seul dans ce lieu maudit relevait déjà du suicide pour la plupart des populations, cette dernière logeant en plus des ombres et des spectres des brigands, bandits et autres pervers ou voleurs qui n'attendaient qu'une chose: Pouvoir terrifier et apporter le mal dans le coeur des naïfs tentant de traverser cette forêt.
Là était justement le but de sa visite en ce lieu de malheur, s'assurer qu'aucun imbécile n'avait eu la mauvaise idée de tenter la traversée de ce lieu et chasser d'éventuels brigands et autres monstres empreints de cruauté comme il n'en existait que dans les pires cauchemars. Il avait un instant songé à demander à un des membres des Raven's de l'accompagner, mais il s'était ravisé, ayant envie lui aussi d'être un peu tout seul et de ne pas toujours être en compagnie d'un autre Pokémon, vivre en communauté était très dur pour le solitaire et réservé qu'il était, mais il faisait un effort dans l'espoir d'apporter la paix sur les terres d'Aizora, qu'il avait malgré lui apprit à aimer en dépit de sang qui ne cessait de la souiller jours après jours, mois après mois, années après années... Et siècles après siècles si jamais personne ne se battait pour que cela change.

Sortant ses griffes renforcées par ses fidèles armatures en acier, Cronos se rapprocha d'un tronc d'arbre totalement noircis par la vieillesse et l'humidité pour y faire ses griffes, réflexe félin naturel et essentiel à son équilibre, en grand stressé qu'il était, le Persian ne pouvait se défaire de certains tics nerveux lui handicapant quelques peu la vie, comme regarder l'heure au moins cinq fois en même pas dix minutes...
Alors qu'il allait s'étirer pour détendre ses muscles engourdis par la marche, il entendit de bruits, des voix, légers, presque imperceptibles pour certains mais qui pour lui, étaient clairs comme s'ils les avaient à sa portée. Curieux de nature, il s'élança, uniquement guidé par son ouïe et son instinct, pour voir ce qui se tramait près de lui en espérant ne pas avoir de mauvaise surprise...
Même s'il y croyait bien peu malheureusement...
Plantant ses griffes dans l'écorche d'un arbre plus épais, Cronos grimpa habilement sur un épais chêne afin de mieux se repérer et d'avoir une vue panoramique de la forêt, il sautait de branches en branches avec toute l'agilité que sa nature féline lui avait donné à la naissance, regardant partout où sa prunelle encore rouge le lui permettait, flairant l'air souillé par toute l'odeur de sang et de désolation qui se trouvait dans la forêt et écoutant les moindres bruits susceptibles de l'intéresser, même celui du frottement des feuilles contre sa fourrure.
Percevant de plus en plus des cris, le matou se stoppa sur une branche et tendit l'oreille, juste assez pour entendre un appel emplit de détresse:

" Je n'ai rien entendu de ce que vous disiez, lâchez moi ! A-Au secours ! Laissez moi partir ! "

Alarmé, Cronos banda ses muscles pour sauter d'un arbre à l'autre encore plus vite, une femelle était en train de se faire agresser non loin de lui et il était hors de question qu'il la laisse se faire violet, battre, dépouillée et bien d'autres horreurs encore...
Percevant des odeurs bien familières et d'autres inconnus à son esprit, Cronos s'arrêta sur une branche plus épaisse et regarda tout en bas, se retenant de pousser un cri rageur en voyant ce qui se tramait en dessous de lui... Mais il racla automatiquement l'écorce de ses griffes métalliques.
Une Mentali, plutôt fluette et assez fine se débattait sous l'étreinte d'un lourd Ursaring qui lui empoignait avec fermeté une patte, écorchant sa peau de ses longues griffes, il grognait telle la bête sauvage et sans conscience qu'il était, comme presque tous les habitants de cette population qui s'était emparé de la région de toute manière... Le Persian s'était toujours demandé comment des Pokémons tels que lui ou ses voisins avaient pu sombrer dans une telle démence empreinte de sadisme et de cruauté...
Tournant la tête, le félin avisa un deuxième Ursaring prêt de son confrère, qui fixait ce qui devait être un membre de sa famille attaquer la jolie chatte avec un grand sourire goguenard, une étincelle de perversité brûlant dans ses yeux jaunes, nul doute qu'abuser de son corps semblait faire partie de ses projets avant de la tuer...
Mais il ne les laisserait pas faire... Jamais.
Réfléchissait à une stratégie, Cronos se dit que malgré son expérience de combat, il serait incapable de les vaincre à lui tout seul, les deux ours étaient bien plus grands que lui et malgré son agilité, ses os ne feraient pas long feu face à la brutalité aveugle de leurs coups...
Aveugle... Aveugle...
Ouvrant grand les yeux sous l'impulsion de son idée, le félin sentit un feulement rageur monter dans sa gorge, d'un mouvement habile, il prit la lance entre ses deux crocs et banda ses muscles, calculant pendant quelques secondes la distance le séparant de l'ours qui observait la scène... Puis sauta, les griffes sorties.
Un déchirement, sec, précis, net, presque imperceptible.
Puis un cris rageur, témoignant de la colère et de la souffrance de celui qui le poussait, du sang s'écoulait de sa plaie fine mais néanmoins fatale pour ce qui avait auparavant joué le rôle de ses yeux.
L'Ursaring poussa un hurlement terrifiant, crachant une giclée hémoglobine sur le sol meuble de la forêt, il porta ses pattes griffues à ses yeux désormais rouge sang, puis donna un coup rageur dans le vide, avec sans doute le vain espoir de porter atteinte à celui qui avait eu l'audace de lui ôter la vue pour toujours.
Rebondissant sur un arbre, Cronos, atterrit souplement sur le sol puis fixa le mastodonte qui se débattait comme un fou dans le vide, griffant et mordant aveuglément, il cherchait la victime de ses deux taillades à la rétine, ne se doutant pas qu'il ne l'atteindrait jamais.

"Enfoiré de merde! Connard de Persian à la con, vas crever!"

Pour toute réponse, le félin poussa un cri rageur puis se jeta sur son comparse qui avait entre-temps lâché la patte de la Mentali pour se concentrer sur lui, il n'eut même pas le temps de se mettre en pleine position de combat que déjà; Cronos venait de lui entailler le poitrail de ses griffes, se réceptionnant derrière l'ours en gardant bien fixement la lance entre ses crocs.
L'Ursaring porta une patte griffue à son torse pour empêcher le liquide poisseux et à l'odeur écœurante de s'écouler d'avantage, le fixait d'un regard assassin emplit de haine et de lueur malsaine... Plus rien d'autre ne l'habitait si ce n'était la colère.
Avançant d'un pas, il poussa un rugissement puissant qui résonna à travers la forêt et sonna comme une promesse de meurtre aux yeux du Persian qui répondit en courbant l'échine pour hérisser tous ses poils afin de paraitre plus menaçant, son ombre se reflétant sur les troncs d'arbres humides, il paraissait deux fois plus gros désormais.
Mais néanmoins ridicule à côté du monstre qui lui faisait face...
Cronos le savait, il lui faudrait être rapide et précis, comme pour le premier ours, mais ici ce serait plus dur car le félin ne bénéficiait pas de l'effet de surprise... Tout se jouerais sur l'agilité et la précision.
Y compris sa vie et celle de la femelle.


"Toi... Je vais te buter!"


Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne faisait pas dans la finesse...
S'approchant d'un pas lourd, l'Ursaring leva sa patte griffue vers lui pour lui écorcher le visage plus qu'il ne l'était déjà, mais le résistant s'écarta au dernier instant d'un mouvement souple, ne laissant son agresseur ne frappa que du vide...
Avant de lui offrir une autre plaie à l'épaule.
Son agresseur poussa un autre hurlement strident qui déchira l'air et le fit frissonner, malgré son courage et sa hargne, Cronos savait que si jamais l'ours parvenait à mettre la patte sur lui, il lui briserait les os un par un et lui déchirerait les entrailles en s'assurant qu'il soit toujours vivant pour pouvoir ressentir le maximum de douleur...
Chargeant à nouveau, le Persian se décala pour planter sa lance dans le ventre de l'Ursaring mais son agilité ne semblait pas être au niveau de la colère du monstre qui lui faisait face car il reçut un coup de griffe en plein visage, lui brûlant la peau et lui retirant de la fourrure avec une violence telle que cela lui lui fit pousser un miaulement de douleur.
Et lâcher son arme...
S'écroulant pas terre, le félin n'eut pas le temps de se redresser que déjà, l'Ursaring l'attrapait par la queue pour lui faire rencontrer l'écorce durcie et empreinte de pourriture de l'arbre qui se trouvait à proximité, lui faisant cracher un liquide ocre absolument écœurant qui lui donna envie de vomir.
La douleur lui fit l'effet de plusieurs coups de poignards à la chaine et dans l'intégralité de son corps, il ne s'était pas cassé d'os mais cela n'allait certainement pas tarder s'il ne faisait rien, la peur lui serrait les poumons et, combinée à la souffrance, l'empêchait presque de respirer malgré la vitesse folle à laquelle battait son cœur cassé.

Alors que l'ours allait revenir à la charge, Cronos se rua sur sa lance pour la rattraper avec ses pattes et bloquer la charge imposante de son agresseur qui s'était littéralement jeté sur lui pour l'achever.
Couché à plat dos, les pattes avant maintenant fermement son arme ainsi que les épaules de l'Ursaring, ses pattes arrières pénétraient dans la chair de l'ours avec une cruauté qu'il ne se connaissait pas, mais il voulait défendre les innocents, il voulait rétablir la paix, il voulait accomplir ses rêves...
Lorsque le fou au dessus de son corps lui rugit au visage, le Persian fit de même en lui feulant dessus avec toute la rage et la violence qu'il contenait profondément enfouie en lui, osant, de son unique oeil valide, affronter ceux terrifiants et meurtriers de ce mastodonte qui ne cessait d'appuyer sur son arme pour qu'elle se brise.
Si jamais cela arrivait... Il n'y survivrait pas...


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Eris

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MessageSujet: Re: Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]   Mer 18 Mar - 23:33

Lost one's weeping

Ft. Cronos

Malgré elle, la Mentali ressentit un répugnant haut-le-coeur à la vue de l'éclair de luxure dans les yeux de l'Ursaring. Sérieusement, elle savait bien que les mâles avaient certains besoins mais ils savaient se contenir, tout de même. Ils n'étaient pas SEULEMENT régis par des instincts, ou du moins elle l'espérait. Sinon ces terres désolées qui avaient touché le fond depuis peu continuaient de creuser. En même temps impossible de dire que la marchande accordait beaucoup d'importance au sort du continent, seul son commerce l'inquiétait. Cependant, elle les menait mieux que ça. Ne jamais sous-estimer le pouvoir d'un monde en cours de décomposition. Ses pattes dérapaient sur le sol rendu glissants par des dépôts organiques dont elle préférait ne pas connaître l'origine, les brins de l'herbe grasse et peu fournie ne l'aidaient en rien à se retenir. Une douleur diffuse se faisait ressentir dans sa patte mais bien qu'au Iris soit au bord des larmes, Eris se serait certainement contentée de grimacer. Elle ne pouvait pas dire que ça soit sa pire blessure, et bien que ces frissons d'appréhension soient réels, la situation n'était pas désespérée. Elle continuait ses protestations sur un ton de plus en plus paniqué au fur et à mesure qu'elle voyait leur inutilité. Qu'est-ce qu'il leur fallait ? Qu'elle pleure ? Ca n'allait certainement pas les émouvoir plus que ça. Lorsque les premières larmes de crocodile commencèrent à couler sur ses joues, un grondement sourd se fit entendre. Il venait d'en haut et précéda de quelques instants à peine un éclair de couleur pâle allant frapper un Ursaring dans les yeux. Elle sursauta nerveusement, la promptitude du mouvement faisant apparaître une expression étonnée dans ses grands yeux. Il allait terriblement vite. Quel Pokémon était-ce ? Les cris de rage et bruits de lutte retentissaient dans la forêt et le monstre sui avait encore ses yeux s'était détaché d'Eris, au soulagement de celle-ci.

Elle recula de plusieurs pas devant la scène sanglante qui s'offrait à ses yeux violet, mais ne s'enfuit pas comme on aurait pu s'y attendre. Au lieu de ça elle suivait le déroulement du combat, ses pattes tremblaient donnaient l'illusion du choc, du Pokémon tétanisé dans l'incapacité de réagir. Son souffle était court et elle sentait des gouttes de sang s'écouler de sa patte, mais ce n'était rien comparé aux blessures que subissait son agresseur de tout à l'heure. Il était aux prises avec un Persian borgne armé d'une lance qui feulait avec acharnement et avait doublé de volume depuis tout à l'heure. C'était vraiment impressionnant de voir autant de détermination à sauver une personne lui étant parfaitement inconnue. Certains êtres la dépassaient, la féline l'admettait volontiers. La haine flottait autour des deux adversaires, suintant partout. Dans leurs regards, leurs blessures, leurs griffes, leurs exclamations rauques de colère ou de douleur. Elle était presque matérielle et dégoulinante. Le nouveau venu était vif, très efficace, mais en force brute il ne faisait pas le poids. L'Ursaring ne tarda pas à le lui démontrer, et elle eut une grimace presque compatissante lorsqu'il l'envoya rencontrer un arbre d'un peu trop près. Il allait finir en morceaux. Sous ses yeux. Mais Eris n'avait nulle envie de voir ça, Eris n'avait pas de principes mais elle ne le voulait pas mort. Ce Persian avait piqué sa curiosité, avec cette lance qui n'était pourtant pas l'objet le plus facile à manier pour un félin, cet acharnement et son oeil aveugle. Son oeil gauche, autrement dit celui où elle portait également une cicatrice. Qu'est-ce que ça pouvait signifier ? Un simple accrochage ou une humiliation ? Les monstres ayant des cicatrices avaient tous des histoires, et quand ce n'étaient pas des bêtes sanguinaires ils animaient sans peine l'intérêt de la marchande. Comme les objets qu'elle vendait, des touches de lumière dans ce monde englouti.

Cela dit la lumière était en mauvaise posture. A terre pendant que son adversaire chargeait à nouveau, il avait réussi à le maintenir à une distance à peu près raisonnable avec sa lance mais ce n'était pas en voie pour s'arranger. Un concert de grondements se fit entendre, l'honneur persistait alors que la situation tendait vers le désespoir. La féline sentait très bien à quel point tout cela tournait mal, finalement il faudrait les sauver tous les deux. Secouant la tête pour chasser les larmes de ses yeux violets, elle se dirigea souplement vers l'ours qui faisait ployer dangereusement le bois de la lance. Il ne remarqua même pas sa présence, concentré uniquement sur le décès du Persian, et elle put s'approcher à sa guise. Son poil violet s'était hérissé et ses yeux ne mirent pas longtemps à s'éclairer de bleu tandis que l'orbe de son front rougeoyait. Elle fixait intensément l'Ursaring dont le poids se déchargea progressivement de la lance tandis qu'il s'élevait au dessus des arbres. Il était immobilisé par Psyko, comme emprisonné dans une poussière étincelante.. qui le faisait terriblement souffrir. S'il ne pouvait bouger, Eris le pouvait, et elle resserrait son étreinte dans le but de lui briser quelque chose de douloureux avant de le projeter brusquement à terre. La poussière flottait autour de cette masse de muscle laissant échapper un cri de rage et de douleur mêlées. Elle n'écouta même pas le très original " sale pute" qui lui était destiné et s'avança entre le Persian et son agresseur, l'échine courbée, sans le quitter des yeux. Les blessures infligées par le Pokémon à la lance étaient sérieuses, dans cet état il n'allait pas tenir longtemps. Quant à l'autre.. il n'avait même plus les yeux pour pleurer et se contentait de geignements de colère.

" En bien, qu'attendez vous ? Approchez. "

Défia la voyageuse à l'intention de l'ours qui avait toujours des yeux. Il ne tarda pas à répondre à la provocation mais elle ne lui laissa pas le temps d'être dangereux. Produisant un flash pour l'éblouir, elle courut dans sa direction comme si elle était coulée dans l'acier. Comme si sa constitution d'apparence fragile lui permettait de rivaliser avec la force brute d'en face. Mais lorsque la lumière s'évanouit, elle bondit dans les airs, au dessus de l'ours, pour lui asséner une puissante attaque queue de fer au milieu du crâne. Ce qui s'en suivit n'est recommandable pour personne, mais tandis que le corps s'effondrait les deux félins purent constater que oui, la bête avait un cerveau. La marchande prit appui sur le corps du défunt pour s'élancer vers son compagnon aveugle et mettre fin à sa misère mais ce dernier l'avait entendue. D'une façon ou d'une autre il fut en mesure de la repousser d'un coup violent dans l'épaule qui lui fit mordre la poussière. Sonnée mais nullement découragée, la Mentali roula sur le côté pour ne pas être touchée par un autre coup aveugle. Elle calma sa respiration, le plus silencieuse possible, le temps qu'il baisse sa garde. L'occasion se présenta plus tôt que prévu et elle fut en mesure de lettre fin à sa misère d'un coup de griffe précis: une veine principale, bref et 'sans douleur'. Lorsqu'elle revint vers son sauveur de tout à l'heure, ses pattes laissaient des empruntes carmin, mais peu lui importait en réalité. Il l'avait vue se battre, inutile de persister dans Iris, aussi ne chercha-t-elle pas à simuler un choc face à sa propre violence. Encore un peu secouée, elle fit l'inventaire de ses blessures avec mécontentement: il avait eu droit à des brutes de décoffrage pures et dures. Détestable.

" Je ne vous remercierai jamais assez, mais vous voilà dans une posture bien délicate. "

Miaula-t-elle, ne tardant pas à laisser s'effacer son sourire de remerciement. Elle aimerait discuter avec ce félin mais quelque chose avait attiré son attention. Curieuse plus qu'étonnée, la marchande se pencha sur le visage du Pokémon Normal. Il avait subi un coup de griffes qui n'était pas beau à voir, mais ce n'était pas ce qui l'intéressait. C'était moins récent. Elle observa avec intérêt la cicatrice qui traversait son oeil gauche désormais aveugle. Voilà ce que ça faisait, les centimètres. Il n'avait pas eu sa chance. Elle se comportait d'une façon contraire à ce qu'exigeait la politesse, mais en réalité ce concept avait perdu de son sens dans la tête de la féline. Si elle insistait sur la courtoisie avec les clients ou les cibles, on ne pouvait pas en dire autant de son comportement à l'égard des Pokémon n'entrant pas dans ces catégories.

" Alors ça aurait pu tourner comme ça. "

Souffla simplement le Pokémon psy, comme pour elle-même. Sans s'en apercevoir, elle était étonnamment proche de l'inconnu, mais ne s'en formalisa pas. Nullement gênée, la Mentali attendit même quelques secondes encore avant de s'assoir et ôter son sac de voyage. Elle avait sans doute de quoi lui éviter de se vider de son sang là-dedans. La voyageuse continua sur un ton tranquille, extrayant sans se précipiter plusieurs objets de son sac. Un mélange de baies désinfectant et de quoi endiguer le flot de sang convenablement, c'était le mieux qu'elle pouvait faire.

" Ne vous agitez pas, je vais jouer les infirmières. "

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Dernière édition par Eris le Ven 3 Avr - 20:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]   Jeu 2 Avr - 17:49

Couché par terre, Cronos serrait les crocs pour ne pas couiner de douleur comme un pauvre et pathétique chaton, se retenant de vomir l'intégralité de son estomac en sentant la bile et le sang envahir sa trachée, il fermait les yeux pour ne pas affronter la mort en face, incapable de supporter la vue des griffes de l'ours lui lacérant la gorge et le flanc avec toute la cruauté de son espèce.
Il avait l'impression que chacun de ses os se fracturait et entrainait avec lui ses muscles déchirés et le restant de ses forces physiques, ne lui laissant qu'une carcasse maigre et faiblarde qui ne pouvait plus que contenir une âme souillée de toute part depuis des années.
Respirant avec difficulté, le matou attendait le coup fatal de l'Ursaring sans trembler pour autant, il n'avait pas particulièrement peur, la mort était un châtiment qu'il se savait apte à subir pour toutes les horreurs qu'il avait faite par le passé, il ne méritait rien d'autre que de brûler à l'infini dans les entrailles noires et sanglantes de l'enfer, il le savait pertinemment et s'était fait à cette idée depuis bien des années... Alors non, il n'avait aucune crainte quant à voir la mort en face.
Dans un soupir douloureux, Cronos se fit la réflexion cocasse que les dernières secondes de sa vie furent utiles à quelqu'un et qu'il avait accomplit une bonne cause pour une fois... Il espérait sincèrement que lors de cette bataille, la Mentali ait sauté sur l'occasion pour prendre la fuite et sortir de cette maudite forêt sans autre encombre, au moins ses actes de bravoures d'une rareté assez importante pour être soulignée n'auraient pas été vains...
Ouvrant son oeil valide, le Persian voulu regarder une dernière fois la lumière, certes terne et empreinte de chagrin du jour, pour s'imprimer la sensation de vie, faible mais nécessaire, qui émanait de son corps...
Mais cela ne vint jamais.
l'Ours se retrouva soudain hors de portée du sol et du moindre coup de griffe ou de croc, une mystérieuse mais néanmoins horriblement intrigante lueur émanait de sa lourde silhouette, qui hurlait, jurait et frapper dans un vide qui lui semblait abyssal, il semblait bien faible et pathétique à côté de l'image qu'il lui avait renvoyé quelques secondes plus tôt, où, le dominant de sa stature, il s'apprêtait à le tuer.
Maintenant, il ne lui paraissait pas bien plus agressif qu'un Tediursa nouveau né.
Trop faible pour ne serait-ce que tourner la tête, Cronos ne pouvait pas pour autant se résoudre à fermer l'oeil, fasciné par la scène qui se déroulait sous sa prunelle rouge, la Mentali s'avançait calmement vers l'Ursaring, posant une patte après l'autre délicatement, ne lui paraissant aucunement craintive et apeurée comme il avait pu la voir tout à l'heure, elle lui apparaissait au contraire comme une chatte sûre d'elle et dominante.
C'est d'une voix ferme et assurée qu'elle déclara:

En bien, qu'attendez vous ? Approchez.

Son ton faussement mielleux, provocateur et insultant tira à Cronos un frisson d'angoisse, elle semblait être une autre que la pauvre femelle en détresse a qui il était venu en aide, cette Mentali, droite, fière et sans peur dans les yeux ne pouvait être la même que celle qui avait poussé ces plaintes suppliantes qui lui avait fendues le coeur...
Ses prunelles normalement violettes étincelaient cette fois-ci d'un bleu de plus magnifiques, plus clair et lumineux encore que le ciel lui-même un jour de soleil, elle avait l'air possédée... Peut-être était-ce la cause de ce changement radical de voix...
Il voulu miauler quelque chose mais son timbre habituel se perdit dans un gargouillis immonde remplis d'hémoglobine, la douleur qu'il avait temporairement oublié en observant la scène lui revint souvent en pleine gueule pour mieux le défigurer avec une puissance plus forte encore que la pénétration à vif d'une épée, comme s'il se fait tranché la silhouette de part en part...
Avec les Résistants, Cronos avait apprit à maitriser sa douleur et la supporter de plus en plus malgré leur énormité, mais comme tout être faible, il avait des périodes de fatigue musculaire et corporelle et cette journée semblait être le paroxysme de cette ère qu'il avait en horreur, car elle lui rappelait, inlassablement, à quel point il était un Pokémon bien pauvre et pathétique dans ce bas-monde riche et peuplé de monstre en puissance et en domination.
La douleur dans son épaule se rappelant à lui, le Persian ferma les yeux et plongea dans un état de léthargie consciente, ne se concentrant que sur les bruits et le mouvement qui émanait autour de son cadavre ensanglanté. Un craquement sinistre résonna à ses oreille tel un requiem immonde et empreint de mélancolie, et la force du fracas ne laissait présager aucun doute sur la mort de la personne qui venait de lui faire entendre ce bien triste son.
Malgré lui, il espérait que ce soit pour ce pervers violent et malpropre qui avait agressé la Mentali et non pas l'inverse... Cette espèce de monstre ne méritait rien de plus à ses yeux... Même si, tout au fond de son coeur brisé et noirci de chagrin, il se blâmait de penser une telle chose.
Bercé par les quelques cris et effeuillages de la brise glaciale traversant la forêt, le matou n'avait même plus la force de cracher ou même de gémir, seul les appels incessants et les nombreuses caresses provoquées par le sommeil qui ne cessait de vouloir l'accueillir en son sein semblait dominer le reste, même son chagrin et sa culpabilité...
Dormir... Il voulait dormir...
Seulement il savait que si jamais il se laissait aller à cette délicieuse torture, il ne se réveillerait plus jamais... Mais peut-être que cela n'était pas plus mal finalement. Pour les autres comme pour lui.
Seulement, de furtifs et délicats bruits de pas le firent frémir et ses moustaches remuèrent en signe de perception, malgré sa faiblesse, ses instincts félins restaient prédominants et toujours actifs même si moins performants en étant blessé, et de là où il était, il pouvait sentir approcher la minette qu'il avait sauvé et qui venait, semble-t-il, de lui rendre la pareille.
Rouvrant les yeux, Cronos vit d'abord trouble, puis en puisant dans ses dernières forces et rassemblant une ultime fois toute la concentration nécessaire, il put enfin voir la fine silhouette de la Mentali s'approcher de lui avec lenteur mais assurance, ses petites pattes laissaient des empreintes carmin sur le sol dont il ne se formalisa pas, après tout, ses propres coussinets et griffes devaient être injectés de sang... Alors il n'allait certainement pas la juger, de quel droit aurait-il pu le faire de toute manière?

" Je ne vous remercierai jamais assez, mais vous voilà dans une posture bien délicate."

Il n'aimait pas le ton qu'elle avait employé pour lui déclarer de tels mots, un frisson le prit en pensant qu'elle avait l'air de ne lui témoigner qu'une indifférence et un léger dédain malgré son acte pour aller la sauver tout à l'heure... La pauvre petite femelle en détresse lui semblait ici totalement absente, remplacée par une Mentali assurée et fière, possédant une intrigante et mystérieuse aura qui titilla immédiatement sa curiosité. D'un seul coup d'oeil, il devina que celle qui se tenait devant lui était un mystère qu'il ne parviendra jamais à résoudre.
Constat diablement excitant.
Grognant tout en se léchant les babines, Cronos s'apprêtait à lui répondre sur le même ton mais le regard perçant qu'elle lui lança le coupa dans son élan, effaré par son attitude insolente et sa désinvolture.
Si elle avait en premier lieu jeté un oeil à sa blessure faite par l'Ursaring, elle s'en était vite désintéressé au profit d'une plus ancienne, plus ancrée et bien plus tragique que cette pauvre balafre qu'il ne ressentait même plus tant la colère qui prenait possession de son être était immense.
Sa cicatrice... Elle fixait sa cicatrice...
Le couvrant de ses prunelles brûlantes, elle ne semblait plus vouloir détacher son regard de son oeil aveugle, comme fascinée, intriguée et à la fois terrifiée, de nombreux sentiments contradictoires semblaient se mêler au plus profond de son être rien qu'en ayant découvert la marque de sa honte.

" Alors ça aurait pu tourner comme ça. "

Elle venait de souffler cela si doucement que Cronos sut qu'elle ne l'avait aucunement prononcé pour lui mais bien pour elle-même... Ce qui l'amena à se concentrer un peu plus sur celle qui le jugeait toujours du regard. Maintenant qu'il la voyait de prêt, Cronos autorisa son instinct masculin à penser qu'elle était très jolie, possédant des traits fins et harmonieux, un petit joyaux similaire au sien trônait au centre de son front et ses deux grandes moustaches adoucissaient sa figure pour la rendre plus mignonne et enfantine, ses grandes oreilles s'agitaient, comme en quête du moindre bruit suspect. Le Persian se fit la réflexion qu'elle ne devait pas être bien plus jeune que lui, du moins pas plus de cing ou six ans.
Mais ce qui le frappa le plus fut ses grands yeux violets lui semblaient être les miroirs d'une âme tourmentée, son oeil gauche était barré lui aussi d'une cicatrice plutôt longue, ressemblant presque trait pour trait à la sienne.
Si l'on oubliait le fait que dans son cas, cette marque lui avait ôté complètement la vue de ce côté...
Mais malgré cette similitude entre eux deux, le matou ne put effacer la colère qui bouillonnait en lui en la voyant fixer de son regard pénétrant sa cicatrice éternelle qui le forçait à assumer ses pêchés à chaque fois qu'il croisait son reflet.
Lui n'avait aucun droit de jugement quant à cette femelle qu'il n'avait "rencontré" qu'il n'y a quelques instants, mais elle non plus! Elle ne le connaissait pas et ignorait tout de son histoire, il ne la laisserait certainement pas porter un jugement faussé sur les raisons de cette défiguration.
Alors qu'il allait exprimer à voix haute sa colère dans un feulement, elle sortit de son sac un mélange de baies servant à désinfecter les plaies afin de soigner son hémorragie, avec tout cela, Cronos avait complètement oublié ses blessures, accaparé par la haine de la voir fixer sa cicatrice qu'il portait honteusement sur le visage chaque jour que le temps faisait.

" Ne vous agitez pas, je vais jouer les infirmières. "

Elle n'avait semble-t-il rien compris à la raison de son agitation, tant mieux se dit-il... Elle lui avait l'air un peu trop sûre et fière, comme si elle connaissait tout sur tout et même sur lui sans qu'ils n'aient échangé la moindre parole, il lui fallait impérativement remédier à cela.
D'un ton cinglant, il lui siffla en crachant du sang:

-Ça t'amuse de fixer ma cicatrice hein? Tu dois te dire que t'as eu bien de la chance de pas finir défigurée et aveugle comme moi!

Sa colère était si forte que le sang qui n'avait semble-t-il pas encore coulé de ses plaies pulsait dans ses tempes douloureuses, ses griffes en acier se rétractaient pour mieux ressortir en signe d'anxiété et d'énervement, il avait bien hâte d'entendre sa réponse à la jeune et jolie Mentali...

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MessageSujet: Re: Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]   Dim 5 Avr - 22:42

Lost one's weeping

Ft. Cronos

Une mystérieuse colère semblait s'être emparée du Persian. Elle haussa un sourcil en la constatant, consciente d'avoir involontairement titillé une corde sensible. Oh, serait-il à cheval sur les manières ? La féline ne s'était même pas présentée. Ou bien était-ce un mâle plein de testostérone prenant bien mal le fait d'être secouru par une femelle d'apparence fragile. Mais non, ça ne pouvait pas être ça. Il n'était pas du type "brute de décoffrage", il l'aurait laissée crever ou aurait cherché à abuser d'elle. Ses moustaches frissonnèrent imperceptiblement. La cicatrice. La marchande voulait bien admettre qu'elle ne l'avait pas observée avec beaucoup de discrétion, mais elle ne s'attendait pas à une telle réaction de sa part. Il était donc mal à l'aise avec cette histoire d'oeil blanc, d'oeil vide. Eh bien. Chacun ses névroses après tout, pour sa part elle était réellement curieuse de savoir de quoi il en retournait. Que ça le fasse gronder ou non. D'ailleurs elle l'aurait trouvé bien menaçant, avec son souffle court, ses muscles tendus et ses griffes métalliques, s'il n'était pas aussi mal en point. La Mentali avait bien constaté qu'il était particulièrement agile, bien qu'il ne fasse pas le poids contre les Ursaring elle doutait de pouvoir gagner contre lui en se battant à la loyale. Pas comme d'habitude, en somme. Une nouvelle étincelle s'alluma dans ses yeux violet. Les griffes en métal, choix ou obligation ? Elle ne se remettait toujours pas qu'on aie eu la cruauté de lui enlever les siennes. De plus, il ne semblait pas gêné par un champ de vision réduit, ça forçait l'admiration. Enfin, il fallait déjà s'assurer que cette fameuse lumière ne s'éteigne pas entre ses pattes. Replongeant le museau dans le sac, elle bougea des objets de la patte pour voir si à tout hasard elle n'avait pas d'anti-douleur ou quelque chose d'approchant. Ca lui faciliterait la tâche, assurément.

" Ça t'amuse de fixer ma cicatrice hein? Tu dois te dire que t'as eu bien de la chance de pas finir défigurée et aveugle comme moi!  "

Feula-t-il avec une férocité qu'elle n'aurait pas soupçonné. Eris sursauta malgré elle, tournant ses oreilles vers lui quelques instants avant de s'écarter de son sac, un flacon de verre entre les crocs. Une sorte d'anesthésiant, mais pas une drogue. Finalement elle souriait presque en posant l'objet. La cicatrice, bingo. Ca allait être difficile de comprendre comment il l'avait eue, s'il se mettait sur la défensive aussi rapidement. Autant dire qu'ils étaient en mauvaise voie pour s'entendre. Dommage, ce n'était pas son intention de départ. Dans sa colère il avait recraché des gouttes d'écarlate, et ses griffes raclaient le sol en sortant pour se rétracter à un rythme saccadé. Il lui aurait probablement sauté dessus s'il avait pu. Elle le regarda bien en face, pour l'instant toute la colère du monde ne pouvait pas l'inquiéter. Avait-il conscience que ce n'était pas le moment ? Une chance qu'elle se soit décidée, elle aurait pu le laisser là à se vider de son sang après lui avoir lui cassé les pattes pour être sûre qu'il ne s'en sorte pas. Mais la féline n'en avait pas envie, elle n'était pas la grande méchante, elle tenait à ce qu'il survive. Ca serait bête d'y passer pour l'avoir sauvée. Sans lâcher son regard, elle se rapprocha de lui à pas lents pour poser doucement une patte sur l'une des siennes, comme pour l'apaiser.

" Calmez vous enfin, vous avez perdu assez de sang comme ça.  De plus j'ai bien peur que ces deux-là ne soient pas les seuls dégénérés de la forêt. "

Lui souffla le Pokémon Psy avec un sourire flottant. Il ferait mieux de reprendre des forces au lieu de s'énerver, comment comptait-il reprendre la route en étant épuisé ? Elle n'allait pas non plus le porter.. elle ne savait ni s'il était entièrement digne de confiance ni où le ramener, de toutes manières. La Persian était littéralement sanglant, elle espérait qu'il n'aie pas de fracture trop embêtante. Le soin faisait partie de ses capacités, mais pour les os brisés elle n'en savait trop rien. Une chose était sûre, il ferait mal à voir si elle avait plus de compassion que ça. Retirant sa patte de celle du Pokémon Normal, Eris lui donna quelques coups de langue sur le front pour nettoyer sa blessure récente. C'était sas doute le moins grave de ce qu'il avait reçu. Débouchant le désinfectant avec ses pouvoirs psychiques, elle en imbiba un gros morceau de coton pour tamponner la plaie avec. La partie la moins difficile, et ça ne nécessitait pas de gel. De toutes façons elle doutait d'en avoir suffisamment pour les autres blessures de son sauveur, alors autant être prudente.

" A vrai dire il en faut plus que ça pour m'amuser, et d'après ce que j'ai vu vous n'êtes pas infirme. Surtout que ce dessin du temps sur votre visage ne vous enlève pas de charme. "

Continua la Mentali en reposant le coton. Oui elle le connaissait à peine. Oui elle était directe. Elle avait abandonné le masque au moment où il lui avait fallu combattre. Ce Persian n'était ni un client ni une cible, aussi se permettait-elle d'être directe. Il n'était pas réellement en état de la réprimander, de gronder et d'entrer dans une colère noire qui l'effraierait efficacement de toutes manières. Sans beaucoup s'inquiéter de sa réaction, elle se décala pour s'intéresser aux autres blessures infligées par le monstre. Vraiment, il avait eu la poisse. Des griffes aussi puissantes laissaient des sillons écarlates profonds qui mettraient un certain temps à guérir, s'il avait beaucoup de route à faire c'était plutôt mal barré. Elle nettoya consciencieusement le sang superflu avec un coton plus épais mais toujours désinfectant, mais le liquide continuait de s'échapper des blessures. Huh, plus profond que ce qu'elle aurait cru. Ca risquait d'être embêtant à l'avenir, surtout si les muscles étaient déchirés dans un sens perpendiculaire à leurs stries. Plus tard, elle s'intéresserait aux possibles fractures, après l'arbre qu'il s'était mangé ça ne serait pas surprenant. Et avec toutes ces histoires, jamais la marchande ne serait à l'heure pour ce fameux pirate. Mais elle prenait cela avec une certaine désinvolture: il y aurait certainement d'autres occasions. Elle déboucha le gel qui était prévu pour désinfecter en profondeur et sécher sur la blessure, un peu comme une colle, la protégeant de nouvelles agressions. Les baies pressées pour l'obtenir étaient limite magiques.

" Attention ça va piquer un peu plus fort, mais n'essayez pas de m'assassiner, c'est bénéfique. "

Prévint-elle sur un ton désinvolte. Ce gel était aussi connu pour provoquer une douleur sans nom, peut être que la marchande aurait dû lui donner l'anti-douleur avant. Enfin, trop tard pour ça, elle versa le liquide sur les plaies à vif qui continuaient de saigner. Et elle ne doutait pas qu'il y réagirait violemment, même avec un incroyable self-control, difficile de ne pas sursauter. La femelle recula se plaça à nouveau en face du félin pour désigner le flacon de l'anti-douleur, au cas où il n'en puisse plus. Vraiment, il ne devait pas s'endormir. Elle parcourut encore rapidement sa cicatrice. Ce morceau d'histoire gravé à jamais sur sa peau qui l'avait rendu si agressif à peine quelques minutes auparavant. Un sujet sensible, sans doute. Pourtant elle ne faisait pas tout un plat de la coupure qui barrait son oeil, pas plus que de celles qui enserraient le bas de certaines de ses pattes. Sa fourrure ne repousserait jamais ici, mais ce n'était pas si désespérant que ça. Enfin.. elle faisait tout un plat d'autre chose, certes. Mais la "famille" c'est moins visible. Et ce n'était pas le sujet. Constatant que son travail était globalement terminé, elle se versa négligemment du désinfectant sur l'épaule avant de refermer la bouteille, ranger ses flacons et cacher les cotons sanglants dans des buissons. Pourvu que le matou puisse se lever et décamper avant que l'on ne vienne par ici. Elle trottina jusqu'à sa lance qui avait manqué de se rompre pour la lui rapporter en tenant le bois entre ses crocs. Huh, lourd et désagréable à manier, cet objet. La féline ne tarda pas à la poser à terre.

" Qu'est-ce qui vous dérange tant que ça, franchement ? J'ai l'air de me moquer de vous ? "

Questionna Eris sur un ton posé, faisant référence à son feulement de tout à l'heure, à cette colère latente qui avait brusquement éclaté. Elle était réellement curieuse, mais il n'était pas exclu qu'il le prenne mal à nouveau. Les mécanismes de certains étaient particulièrement compliqués, il lui faudrait sans doute un certain temps pour savoir à quoi s'attendre. Pour peu qu'ils se revoient un jour. Mais elle y comptait, il arrivait qu'on ne la lasse jamais.

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MessageSujet: Re: Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]   Jeu 21 Mai - 16:45

L'énervement provoqué par la remarque et le regard désobligeant de la Mentali l'aveuglait totalement, sans ironie morbide bien sûr... Mais il complexait déjà tant sur les raisons de cette cicatrice, il avait si honte du souvenir qui le hantait chaque fois qu'il voyait sa balafre dans une glace... Jamais il ne pourrait se pardonner d'une telle faute et il n'avait personnellement pas envie que les autres en rajoutent en lui rappelant incessamment ses erreurs.
Au ton agressif et menaçant qu'il avait employé, Cronos la vit sursauter, sans doute malgré elle et malgré cette fierté qu'il avait pu distinguer dans son regard, où, penchée au dessus de lui, elle examinait ses blessures, il était toujours très perturbé par ce changement de personnalité qu'il avait pu percevoir en elle, lui qui pensait au départ avoir sauvé une jeune et jolie femelle en détresse se retrouvait bien idiot ici, à s'être fait battre lamentablement et à s'être même fait sauvé et maintenant soigné par celle qu'il avait tenté de secourir quelques instants plus tôt... Autant dire qu'à ce niveau-là, le Persian estimait ne pas pouvoir être plus lamentable qu'ici, sous les yeux perçants et prêts à sonder son âme et ses péchés de la Mentali.
Il voyait malgré tout beaucoup de sentiments dans ses yeux, tous empreints de contradictions, il sentait une fierté très forte en elle, ainsi qu'un esprit farouche et néanmoins curieux, et, plus subtilement, elle parvenait à lui faire ressentir quelque chose de plus intense, caché dans les méandres de ses prunelles violacées, Cronos percevait de la peur et de la souffrance, une douleur ancrée au fond d'elle même qui n'avait semble-t-il jamais cicatrisé... Et malgré lui, il eut la soudaine envie de lui en demander les raisons.
Cependant, elle ne lui en donna pas l'occasion car elle se pencha à nouveau vers lui pour appliquer une de ses petites pattes douces sur son corps cassé en disant:

"Calmez vous enfin, vous avez perdu assez de sang comme ça.  De plus j'ai bien peur que ces deux-là ne soient pas les seuls dégénérés de la forêt. "


Le résistant se retint de lui cracher à nouveau à la figure, ne supportant pas d'entendre sa voix faussement niaiseuse et apaisante qui s'apparentait plutôt à ses yeux comme de la provocation, même si au fond de lui, il sentait qu'elle était sincère, la douleur conjuguée à la peine et la colère dues aux souvenirs de sa cicatrice le rendaient incapable de réfléchir posément et de manière rationnelle, ce qu'il avait en horreur... Cronos n'aimait pas perdre le contrôle de lui-même, tant il savait que si il ne se contenait pas, il devenait un monstre. Ou plutôt redevenait le monstre qu'il essayait pourtant chaque jour, chaque heure et chaque minute de cacher.
Ainsi, il se résolu à ne pousser qu'un grognement mécontent, se retenant de vomir ses tripes en sentant le goût métallique du sang dans sa gueule... Mais elle ne sembla pas lui en tenir rigueur et le surprit même quelque peu en lui donnant quelque coups de langue sur son front, effleurant son joyaux avec une délicatesse qui lui était désormais quasiment inconnue, tant ces gestes d'affections pouvaient paraitre rares dans le monde malsain et poisseux sur lequel ils vivaient.
Ensuite, la Mentali alla chercher quelque chose dans son sac, s'échappa de sa vue temporairement, ne pouvant pas vraiment tourner la tête pour observer ce qu'elle faisait, Cronos du attendre patiemment qu'elle revienne et placer malgré lui sa confiance en la Pokémon psy, quand bien même il soit méfiant, il ne pourrait de toute façon rien faire contre elle si jamais elle se décidait à l'attaquer ou se servir de lui pour lui faire différents services dangereux et malhonnêtes, mais quitte à jouer sa peau, autant la jouer calmement et sans énervement, de peur de gâcher une possible chance de survie.
En y repensant, le Persian se dit qu'elle n'avait pas tord, il y avait sans doute d'autres bandits comme ces deux Ursarings dans cette abominable forêt et s'ils voulaient sans sortir sans plus de dommages, ils avaient intérêts à ne pas rester ici trop longtemps car là ils ne pourraient pas se défendre, et l'odeur forte du sang s'échappant des cadavres et de lui-même n'allait certainement pas leur faire gagner du temps...
Elle revint finalement vers lui avec un coton imbibé d'un liquide qu'il ne put identifier et qu'elle appliqua sur sa plaie la plus superficielle, celle-ci ne nécessitant que des soins désinfectants de base, elle en profita pour relancer la conversation_si tant est qu'on puisse l'appeler ainsi_ certes plutôt houleuse qu'ils venaient d'avoir:

" A vrai dire il en faut plus que ça pour m'amuser, et d'après ce que j'ai vu vous n'êtes pas infirme. Surtout que ce dessin du temps sur votre visage ne vous enlève pas de charme.


En entendant de tels mots, Cronos se sentit rougir jusqu'au bout de ses oreilles, lui qui se détestait moralement et ne se trouvait pas de quelconque attributs physique plaisant voyait pour la première fois quelqu'un, qui plus est une femelle, lui dire qu'il avait un certain charme... Jamais il n'aurait pensé entendre de tels mots un jour, surtout pas depuis qu'il eut cette fameuse cicatrice lui barrant l'oeil gauche, même s'il pouvait comprendre pourquoi elle ne le jugeait pas là-dessus puisqu'elle-même en possédait une, il en restait néanmoins choqué, en une seule phrase, c'était comme si elle avait fait écho à ses pensées précédentes qui lui avaient soufflé à quel point elle était jolie...
Mais au-delà de ce compliment qui le mit bien plus mal à l'aise qu'autre chose, même si cela lui fit ressentir une infime part de plaisir, il était touché par la manière et le ton dont elle disait les choses, elle semblait totalement indifférente à son visage déformé, simplement titillée par le fait qu'elle ait eu certainement plus de chance que lui sur ce coup-là... Il était désormais devenu très rare de voir des Pokémons agir ainsi aujourd'hui, et particulièrement à son égard, et Cronos ne parvenait même pas à mettre de mot sur ce que cela lui faisait éprouver.
Au fond de lui, la Mentali venait de réveiller sa curiosité naturelle, tout compte-fait, il avait peut-être véritablement envie d'en apprendre plus sur elle, comme elle semblait vouloir en apprendre plus sur lui finalement.
le Persian ne savait pas réellement quoi dire au fond... De peur de la vexer ou la braquer sur le champ, comprenant que si maintenant elle était directe mais néanmoins plutôt douce, elle pourrait d'une seule remarque se mettre en colère et l'abandonner ici à son triste sort, il se tut donc, la laissant analyser ses blessures pour pouvoir mieux le soigner. Elle avait d'ailleurs l'air presque horrifiée de voir la profondeur des griffures laissées par le Ursaring, bien qu'elle tentât de le lui cacher de part son masque d'indifférence et de fierté, mais Cronos n'était pas dupe et de toute manière, il en avait vu et subi des bien plus graves que cela pour en être réellement affecté...
Et puis quelque part, ces blessures étaient peut-être sa punition pour être aussi mauvais... Peut-être n'avait-il que ce qu'il méritait en fin de compte.

Elle déboucha une sorte de gel à consistance plutôt épaisse qui ne lui semblait pas étranger, étudia son corps couvert de sang sur plusieurs angles et le prévint:

" Attention ça va piquer un peu plus fort, mais n'essayez pas de m'assassiner, c'est bénéfique. "

L'ironie du commentaire lui tira un léger sourire qu'elle n'était sans doute pas en mesure de percevoir, ses babines étant marqués par de nombreuses taches de sang et ses étirement de lèvres étant si minces de toute manière...
Cependant, avant de lui appliquer le produit, elle sembla hésiter quelques secondes, par ce geste, il comprenait qu'il allait grandement souffrir, mais cela ne lui faisait que moyennement peur, car chaque souffrance physique ou morale qu'il devait subir chaque jour n'était que l'écho de celles qu'il avait pu faire subir à son cher frère et à Tétra... Et il ne méritait rien de plus qu'une éternelle souffrance qu'il s'était résigné à supporter jusqu'à la fin de ses jours.
En sentant la fraicheur du produit se répandre dans ses plaies à vif et l'intégralité de son corps, Cronos se mordit les babines de toutes ses forces pour ne pas hurler, laisser s'échapper de lèvres un unique grognement bien pathétique et peu flatteur, mais la brûlure était si forte, si atroce... Il avait l'impression qu'on lui arrachait petit à petit l'intégralité de ses entrailles, fouillant d'une main ardente son corps souillé pour en extraire tout ce qui se trouvait enfoui en lui avec une brutalité et une colère aveugle.
Le souffle court, le Persian sentit ses yeux se révulser dans leurs orbites sous la douleur cruelle et sadique lui parcourant le corps, s'infiltrant telle un poison dans ses veines et jusque dans son crâne qui lui semblait sur le point d'éclater, il avait envie de crier, de vomir ses tripes et boyaux et d'en finir une bonne fois pour toute, seulement il savait qu'il n'en était pas digne et qu'il devait survivre, pour le bien des résistants et du peuple qu'ils s'efforçaient de protéger, comme le Mentali qui se tenait à ses côtés en ce moment-même...
Enfin, après ce qui lui sembla être une éternité, la douleur commença petit à petit à s’atténuer, ne laissant que des braises coupantes en ses blessures, Cronos sentait cependant qu'elle se faisait plus légère qu'auparavant, et rien que pour cela, il se promit de la remercia une fois qu'il aurait reprit un peu de force.
Rouvrant faiblement les yeux, il distingua de son unique oeil valide le corps félin de sa soigneuse se diriger vers sa lance pour la prendre entre ses crocs et la reposer près de lui, qui lança un regard contrarié vers cette arme qui ne lui convenait absolument pas, pas de doute, il la laisserait à quelqu'un d'autre la prochaine fois...
Reprenant petit à petit un souffle plus calme, il vit qu'une phrase brûlait les lèvres fines de la femelle, aussi s'empressa-t-elle de la lui dire avec un manque de tact certains mais qui ne lui fit presque aucun effet:

" Qu'est-ce qui vous dérange tant que ça, franchement ? J'ai l'air de me moquer de vous ? "

Non, absolument pas, et c'était bien malgré lui ce qui lui faisait peur, car cela lui était inconnu, jusqu'alors il n'avait vu que des Pokémons mal intentionnés se moquant ouvertement de lui pour sa cicatrice lui déformant le visage et l'aveuglant d'un oeil, jamais il n'avait pu entendre de la bouche de quelqu'un une remarque gentille ou encourageante sur cette balafre dont il avait si honte, et là... L'entendre commenter celle-ci sans haine, reproche ou dédains lui fit un drôle d'effet, comme une incertitude se promenant dans son dos, elle se manifesta sous forme de frisson d'angoisse, lui hérissant les poils de la nuque et du dos.
Il ne savait plus quoi lui répondre, d'un côté il avait envie de la connaitre et cette curiosité l'obligerait sans doute à se confier à son tour, mais Cronos ne se sentait pas capable de lui confier ses tourments, tant il les avait enfouis au plus profond de son coeur noirci et terni par une âme souillé et perverse.
Un long silence suivit ses propos, uniquement troublé par sa respiration légèrement sifflante, elle ne semblait pas s'offusquer de cette absence de réponse immédiate, sans pour autant réaliser à quel point il cherchait ses mots.
Il était perdu, noyé dans ses souvenirs aux contrées si malsaines et abominables, il revoyait le cadavre de son frère, les yeux révulsés, écumants de larme, la bouche ouverte, son cadavre étendu néglimement par terre... Et celui de Tétra, les membres et la nuque brisés, les yeux écarquillés de colère et de douleur... Le visage creusé par les larmes...
Ces visages détruits et ravagés le hantaient de puis toujours, jusque dans ses plus profonds et terrifiants cauchemars, lui murmurant sans cesse de leur voix éteinte que tout ce qui était arrivé n'était que de sa faute.
D'un souffle rauque, brouillé par la rage envers lui-même, il parvint à murmurer:

-Non... Mais peut-être que je le mériterais...

Il eut soudain envie de pleurer, mais les larmes ne vinrent pas, comme toujours depuis maintenant bien des années...


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MessageSujet: Re: Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]   Jeu 28 Mai - 1:06

Lost one's weeping

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Pendant quelques instants elle l'avait surpris à fixer le fond de ses yeux, comme s'il cherchait quelque chose. Comme s'il avait vu l'étincelle de quelque chose d'enfoui et cherchait à remonter la trace. Mais la Mentali l'en avait détourné trop rapidement et un grondement désapprobateur avait répondu à ses paroles pourtant encourageantes. Rageusement, comme si le monde entier était contre lui, ou qu'il était contre le monde entier, comme si quelque chose de trop violent pour son propre corps bouillait à l'intérieur. Pourtant elle n'avait pas spécialement envie de mettre le feu aux poudres. En tout cas il ne tenta pas de lui arracher le museau lorsqu'elle lui donna des coups de langue sur le front, c'était un bon début. Il se calmait, progressivement, bientôt il réfléchirait de nouveau correctement. Elle espérait simplement ne pas le voir s'évanouir soudainement entre ses pattes. Par ailleurs, Eris n'avait pas manqué de remarquer le malaise qu'avait provoqué son commentaire, pourtant pas si incompréhensible que ça. A son sens du moins. N'avait-il donc aucune estime de sa personne ? Elle n'avait pour autant pas fait de commentaire, mais s'était permis un haussement de sourcil surpris au vu de sa réaction au désinfectant. Ou plutôt de sa quasi-absence de réaction. A peine une sorte de couinement. Un peu pathétique mais bien moins que les larmes qu'elle voyait habituellement. Et qu'elle n'avait pas manqué de verser la dernière fois qu'il avait fallu utiliser cette merveille. Parfois elle se demandait pourquoi elle disait encore "merveille", c'était terriblement douloureux. Mais terriblement utile, aussi le Pokémon psy nota mentalement d'en retrouver au plus vite. On ne sait jamais ce qui peut tomber, cette capricieuse chance vous aime un jour et vous abandonne le lendemain.

De son côté le Persian reprenait son souffle, comme retournant dans sa tête la question de son interlocutrice qui résonnait encore dans l'air de la forêt.  Air silencieux pour le moment, mais la marchande était aux aguets. Oreilles dressées, regard se promenant entre les arbres, elle espérait que personne ne donne signe de vie. Sa queue ondulait lentement, signe qu'elle ne se sentait pas menacée, mais il n'était pas exclu que des charognards se ramènent sur ces lieux. On pouvait les comprendre, près d'eux de la viande fraîche attendait d'être mangée. Ca serait bête de laisser ces carcasses pourrir, n'est-ce pas ? Pour sa part elle n'y toucherait pas, l'idée de manger ces brutes épaisses la révulsait. Eux qui ne méritaient même pas d'être regardés, lui servir de nourriture ? Et puis quoi encore ? Quoi qu'il en soit elle espérait qu'il leur reste encore quelques temps avant d'être ennuyés, si l'on décidait d'achever son sauveur ce dernier n'était pas en état de défendre sa vie. Eris n'était pas incapable de combattre pour deux, mais les faire fuir tous deux était une autre histoire. Contre combien d'adversaire ? Pour combien de temps ? Trop d'incertitudes pour qu'elle ne ressente pas une légère contrariété. Ca l'ennuierait vraiment qu'on leur tombe dessus. Elle chercherait peut être à leur tordre le cou d'entrée pour être efficace. Mais le mieux serait réellement de partir dès maintenant. Pourvu qu'il soit capable de marcher. Peut être avait-elle un truc s'apparentant à une baie oran dans son sac.. La Pokémon psy allait rouvrir son sac pour vérifier sa théorie mais un murmure rauque attira son attention ailleurs.

" -Non... Mais peut-être que je le mériterais...  "

Lui soufflait le Persian d'un air abattu, ayant planté son regard dans celui de la femelle. Cette dernière ne put détacher ses prunelles violettes de lui, interloquée. Il devait être épuisé, et infiniment triste, pour lui dire une chose pareille. En effet pour quelqu'un comme Eris, difficile de concevoir une aussi basse estime de soi. Comment avoir la volonté de vivre dans ce monde rabaissant, souillé, si l'on n'estimait pas mériter mieux que ça, que cette vie ? Si l'on ne s'estimait pas au moins aussi capable que les autres, voire plus capable que certaines ombres pourrissantes glissant lentement sur le pente douce de la folie ? Plusieurs fois elle s'était demandé si ça en valait la peine, mais son individualisme n'avait pas hésité un instant: ils n'en valaient pas la peine, mais elle n'allait pas laisser sa vie tomber à l'eau pour autant. Tant pis pour ceux qui ne savent pas nager. Et lui survivait sous la surface. D'ailleurs, de façon assez contradictoire, il ne supportait pas qu'on lui rappelle sa blessure. Comme si certes, il ne s'estimait pas, mais ne pouvait pour autant souffrir un tel affront. Le félin semblait au bord des larmes mais pas prêt à franchir le pas. Un vieux blocage qu'il s'imposait ? Il n'allait pas s'en tirer à bon compte en accumulant. La marchande en savait quelque-chose, accumuler du ressentiment l'avait fait jeter sa mère d'une falaise. Pas qu'elle regrette amèrement ou quoi que ce soit, elle avait agi en pleine conscience de la portée de son acte. Cependant elle savait bien que ça faisait mal, que ce n'était pas un état souhaitable. Souffrir ne l'attirait pas, si bien qu'elle reculait rarement devant une explosion d'émotions négatives quand elle pouvait se le permettre.

Mais ce Persian.. ce Persian en ajoutait à l'intrigue. Passées quelques secondes elle laissa son regard se promener ailleurs. La baie oran lui était complètement sortie de la tête. Elle évalua l'état du matou, se demandant s'il était comme cela tout le temps ou si la douleur lui embrouillait l'esprit, le déprimait. Il avait le poil hérissé et encore maculé d'écarlate. Aussi inhabituel que ça puisse paraître, quelque chose lui soufflait qu'il ne le méritait pas. Enfin, c'était plus subtil. En règle général elle admettait que les Pokémon ne méritent pas de souffrir, qu'ils ne soient pas faits pour ça, mais sans que ce fait ne la préoccupe.  Sans qu'elle se dise qu'il fallait que ça finisse. Peut être qu'une étincelle de reconnaissance faisait jouer de son influence, quelque-part, ça ne pouvait être exclu. Son intérêt, sa curiosité étaient là aussi. Un drame se jouait en boucle derrière ces prunelles, bien qu'incapable de lire ses pensées, la Mentali ne pouvait nier que quelque-chose clochait. Quelque-chose qui durait depuis longtemps déjà. Mais il ne voulait visiblement pas en parler. Pas pour l'instant, et c'était bien pour cela qu'elle tenait à le sortir de cette merde, à lui parler, à le connaître un peu mieux. Des mots lui échappèrent, portés à l'air libre comme une évidence, une règle indéniable.

" Bien sûr que non. "

Car c'était une chose qu'elle ne pouvait concevoir. Trouver un être ridicule était une chose, mais que l'on se dise ridicule lui donnait envie de crier. Non, dire ça n'était même pas une option. Cela dit, crier maintenant non plus. Ce n'était ni le lieu ni le moment pour attirer l'attention. Une sorte de révolte s'était allumée en Eris, une impulsion qui lui soufflait qu'il ne pouvait pas se traiter ainsi. En tout cas elle ne le pourrait pas, elle n'arriverait jamais à se dire cela. C'était sans doute une question d'égo, mais difficile d'oser, difficile d'aller bien loin quand on ne se fait pas confiance. La concernant c'était une condition obligatoire, après tout elle voyageait en solo. La féline le regardait de nouveau droit dans les yeux, cherchant à sonder la profondeur du gouffre. Les sourcils légèrement froncés, elle inclina son museau vers celui du Persian pour appuyer son front contre le sien. Son souffle était calme et elle ferma les yeux, laissant le monde à l'extérieur brièvement.

" Je pense qu'il y a ici suffisamment de Pokémon pour vous dire que vous êtes une loque, une erreur, une catastrophe, que vous n'en valez pas la peine. Il y en a même trop, nul besoin que vous vous y mettiez aussi. A force vous allez croire qu'ils ont raison alors qu'ils n'ont aucune idée de ce qui en est réellement. "

Miaula Eris, laissant ensuite le silence tomber de nouveau. Silence relatif que le bruissement des feuilles des arbres perturbait. Au moins n'était-ce pas des pas. Elle lui donna un coup de langue sur le front et se redressa, ouvrant son sac à la recherche d'un objet. La baie oran lui était revenue à l'esprit. Et puis ça masquait ce vague embarras. Elle aurait pu lui rappeler qu'il était venu l'aider alors que personne passant par ici ne l'aurait fait, sinon dans le but d'abuser d'elle également. Elle aurait pu lui rappeler qu'il valait largement mieux que ces Ursaring, que s'il fallait se moquer de quelqu'un c'était bien de ces pathétiques cadavres achevés par la Pokémon Psy. Mais elle ne dit rien de tout cela. Parce qu'ils n'avaient pas exactement le temps de discuter de cela, et que le matou s'en rendrait bien compte lui-même, à son avis. Un objet rond finit par attirer son attention. Faisant briller son orbe rouge, elle souleva la baie du fond de son sac pour la faire rouler aux pattes du blessé. Ca lui redonnerait des forces, assurément, c'était un peu le principe de base de ces baies. Mais elles devenaient difficiles à trouver, avec ces fourbes de Helheim qui tenaient absolument à en avoir le monopole. Restait à en voler puis trouver des coins isolés pour en faire pousser. Bien entendu, elle allait toujours au plus facile. Sac de nouveau refermé, elle désignait la baie à la peau bleue.

" Inutile de préciser, je pense que vous savez ce que c'est. Mangez la, vous l'avez bien méritée. "

L'informa Eris en appuyant volontairement sur le dernier mot de sa phrase. Elle n'avait pas la même idée que lui de ce qu'il méritait, voilà tout. Son épaule a tirait de façon désagréable mais elle l'ignorait allègrement. Ce n'était pas si profond, c'était désinfecté.. non, rien à craindre. Hors de question de faire sa chochotte, elle avait vu pire. Son pelage repousserait de toutes manières. Attendant que le Persian aie consommé ce qu'elle lui avait donné, la marchande jouait avec des brins d'herbe, humain l'air et parcourant les lieux des yeux à tout hasard. Il n'y avait pas beaucoup de vent sous ces arbres, comme si cette oppressante forêt voulait étouffer le moindre signe de vie. Comme si l'air, c'était sur-fait. Pourtant elle fut capable de distinguer une odeur portée par la brise, au-dessus de celle des cadavres. Les charognards ne tarderaient plus beaucoup. Il fallait qu'ils avancent. Sautillant jusqu'à l'ours le plus proche, Eris fouilla rapidement son sac. Elle embarqua sa bourse et deux fioles qui contenaient des liquides de couleur un peu fluorescente qui l'intriguaient. C'était toujours ça de gagné, elle n'allait pas non plus perdre une occasion de se faire de l'argent. Après tout, elle s'était quand même donné la peine de les vaincre, ça méritait récompense. Fourrant ses trouvailles dans son sac de voyage, elle se coula aux côtés du Persian.

" Il faut vraiment qu'on bouge, l'odeur n'a pas mis longtemps  à attirer l'attention."

Dit elle simplement en le soulevant du sol avec ses pouvoirs psychiques. Ca nécessitait de la concentration, elle ne pouvait pas  courir comme ça. Elle trottina donc face au vent, soit dans la direction depuis laquelle on ne pouvait pas sentir les cadavres. Personne ne viendrait d'ici, n'est-ce pas. Bien entendu elle ne prit qu'une raisonnable distance de "sécurité" avant de reposer le matou sur l'herbe, près d'un arbre au cas où il aie besoin de s'appuyer. Ses yeux reprirent leur couleur d'origine aussitôt que ses pattes touchèrent terre. D'ici ils n'étaient pas repérables depuis la "scène de crime", les arbres et les buissons leur offraient une couverture suffisante. Calmement, elle commença alors à nettoyer le sang sur ses pattes avant à coup de langue. Il fallait s'en charger avant que ça sèche, et bien que le goût soit repoussant, elle ne voulait pas qu'on la fiche directement comme une criminelle. Du coin de l'oeil elle surveillait le blessé. Allait-il se lever ?

" Au passage, je m'appelle Eris. "

Eris. Elle avait joué carte sur table. De toutes manières il voyait bien qu'elle n'avait plus grand-chose d'une enfant innocente et fragile.

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MessageSujet: Re: Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]   Sam 4 Juil - 12:40

-Bien sûr que non.

Ces mots... Prononcés comme une évidence par la Mentali lui retournèrent le coeur, Cronos ne savait pas comment agir après avoir entendu une telle affirmation, une déculpabilisation de sa personne qui lui-même se voyait incapable d'éprouver, ne voyait qu'un traitre, un lâche et un menteur lorsqu'il croisait son misérable reflet dans une glace... Et là, entendre cette inconnue le contredire sur son mal d'amour envers sa propre personne alors même qu'elle ne le connaissait que depuis même pas une heure lui fit ressentir deux sentiments contradictoires sur lesquels il se voyait incapable de mettre des mots.
Ses yeux violets très expressifs exprimaient toute une révolte et une certaine colère... Sans doute dirigée contre lui, peut-être ne supportait-elle pas les personnes s'apitoyant sur leurs sorts et encore moins de les étendre se dénigrer devant elle... Mais comment faire autrement? Alors que le Persian était incapable d'éprouver autre chose pour lui que de la rancoeur et un profond dégout? Il ne le savait guère, mais si sur un léger point Croc avait pu remarquer qu'ils se ressemblaient, elle possédait une chose puissante que lui avait bien perdue depuis des années: La fierté, l'égo, ce besoin de rester fort et de ne pas montrer ses faiblesses, cette puissance qui la rendait plus combative et plus forte et qui l'empêchait de se concentrer sur les fautes qu'elle avait sans doute dû commettre par le passé, comme tout être vivant sur cette misérable planète souillée par le vice, l'argent et la cruauté.
Comment faisait-elle pour rester aussi forte?
Il l'ignorait... Peut-être parce qu'au fond il avait toujours été faible, mais qu'il avait simplement ouvert les yeux un peu trop tard, lorsque l'un d'eux s'était vu crevé par les griffes de sa meilleure amie.
Le prenant par surprise, la Mentali se pencha vers lui et posa son front contre le sien, faisant rencontrer leur deux joyaux dans un imperceptibles tintement et lui faisant se sentir mal à l'aise... N'ayant sans doute été jamais aussi proche de quelqu'un, encore moins d'un inconnu et surtout d'une femelle.  

" Je pense qu'il y a ici suffisamment de Pokémon pour vous dire que vous êtes une loque, une erreur, une catastrophe, que vous n'en valez pas la peine. Il y en a même trop, nul besoin que vous vous y mettiez aussi. A force vous allez croire qu'ils ont raison alors qu'ils n'ont aucune idée de ce qui en est réellement. "


Son souffle chaud mais calme résonna comme un écho délicieux aux oreilles de Cronos qui faillit émettre un ronronnement, s'il n'avait pas eu toutes ces blessures pour le faire gémir de douleur.
Mais le Persian fut malgré lui touché par cette réponse, ce n'était pas une déclaration d'amitié ni même une quelconque forme de pitié et de compassion, mais simplement une constatation du triste univers dans lequel ils étaient condamnés à survivre, et ces paroles lui réchauffèrent légèrement le coeur... Autant qu'elles lui inspirèrent une certaine résignation, ce qu'il était réellement était malheureusement le reflet de ce que les autres et lui-même s'entêtaient à affirmer, un être gangréné par une maladie bien plus honteuse que toutes celles contaminant les pokémons aujourd'hui: La culpabilité, malgré tous ses efforts et malgré les paroles pleines de bon sens de la Mentali, Cronos était incapable de se défaire de cet étau l'étouffant depuis plus de dix ans, il ne parvenait pas à oublier le corps sans vie, glacial de son frère, qui s'était suicidé par désespoir de le voir lui et celle qu'il aimait si complices, il ne parvenait pas à oublier les larmes de Tétra ni même le regard empli de haine de cette dernière lorsqu'elle s'était jetée sur lui, lui criant des paroles cruelles mais néanmoins terriblement vraies, à son plus grand désespoir, il ne parvenait pas à effacer de son esprit le corps désarticulé de la Delcatty qui, les yeux écarquillés, gisait sans vie en bas des escaliers de la maison, et les cris de détresse des parents de la jeune chatte résonnaient encore dans ses oreilles le soir, où, dans ses rêves bien troubles, il revoyait toutes ces personnes à qui il avait fait tant de mal.
Comment pouvait-il se débarrasser de ce fardeau qu'il supportait depuis des années alors que ce n'était rien de plus que ce qu'il méritait? Alors même qu'il essayait désespérément de se racheter comme il le pouvait en intégrant les résistants?
Cronos ne le savait guère.
Après ses dires, un lourd silence, uniquement perturbé par le bruissement des feuilles agitées par le vent froid de la forêt prit place entre les deux chats, la Mentali semblant légèrement gênée et lui complètement résigné et par dessus tout épuisé jusqu'au plus profond de son être, aussi bien physiquement que moralement. Car s'il était épuisé de s'être battu contre cet Ursaring, il l'était tout autant de lutter chaque jour un peu plus contre l'envie d'en finir une bonne fois pour toute et de s'alléger de ce fardeau qu'il trimballait à bout de pattes depuis ce qui lui apparaissait comme une éternité.
Une réaction de pure lâcheté encore une fois... Mais cela ne le surprenait guère, il l'avait toujours été de toute façon.
Fermant les yeux, Cronos entendit de par ses réflexes félins la chatte à la robe violette farfouiller dans son sac, elle réapparut quelques secondes plus tard en lui tendant quelque chose à l'odeur plutôt alléchante et très sucrée, qui lui mit instinctivement l'eau à la bouche, reconnaissant sans mal le parfum de la merveilleuse Baie Oran que les fourbes de Helheim s'amusaient à trafiquer et voler.

" Inutile de préciser, je pense que vous savez ce que c'est. Mangez la, vous l'avez bien méritée. "

Effectivement, inutile de lui expliquer l'intérêt de cette baie qui, si autrefois avait été courante, était devenue aujourd'hui une véritable rareté, cependant, il tint également sa langue lorsqu'elle lui avoua ses mérites, Cronos pensant que cela n'était que son devoir et que quiconque ne venant pas en aide à une demoiselle en détresse n'était rien de plus qu'un monstre sans coeur.
En repensant aux appels à l'aide de la Mentali tout en mâchouillant sa baie qui, immédiatement, lui procura un effet apaisant sur ses blessures, le Persian haussa les sourcils, il se souvenait clairement du ton paniqué et cherchant refuge de la chatte qu'il avait tenté de sauver tout à l'heure en sautant de son arbre, cette femelle prise au piège entre un arbre et deux Ursaring qui lui était apparue sans défense mais qui finalement lui avait révélé une toute autre facette de sa personnalité: Elle était passée du statut de belle inconnue à sauver à belle combattante farouche et sure d'elle... Et même si le matou ne pouvait que préférer la deuxième version de la jolie Mentali qui se trouvait devant ses yeux, il ne put s'empêcher d'être surpris.
Pourquoi avait-elle subitement changé de caractère en ce qui lui avait semblé être quelques battements de cils? Et pourquoi n'avait-elle pas choisi de les combattre plus tôt alors qu'avec ses pouvoirs psychiques elle en avait largement les moyens?
Un mystère qui venait titiller sa curiosité naturelle et qui vinrent le persuader de chercher à mieux la connaitre.

La fixant de son unique oeil valide, Cronos la vit inspecter rapidement ses plaies qui, à coup sûr, cicatriseraient sans trop de soucis, puis elle se dirigea vers l'ours le plus proche pour fouiner dans sa sacoche et lui piquer quelques trucs dont des tubes fluorescents ainsi qu'une petite somme d'argent... Cela lui tira un ricanement moqueur, non pas envers elle mais plutôt envers ces ours et toute la population de Helheim, cette Mentali ne manquait pas d'air mais en même temps elle n'avait pas tord: Ces enfoirés ne méritaient rien de plus que cette humiliation supplémentaire, alors qu'ils avaient tentés d'abuser d'elle avant de, sans doute la tuer... Alors elle pouvait bien se servir., ce ne serait pas lui qui irait l'en blâmer.
Fourrant ses trouvailles dans son propre sac de voyage, elle ferma le tout pour le remettre autour de son cou et lui dit d'un ton pressé:

" Il faut vraiment qu'on bouge, l'odeur n'a pas mis longtemps  à attirer l'attention."

Cronos eut bien envie de lui répliquer avec ironie qu'elle n'avait pas tord mais que là, couché par terre, il serait incapable de se lever, mais avant qu'il n'ait pu ouvrir la gueule, il sentit une étrange aura de la même couleur violacée que la robe de la Mentali le soulever délicatement dans les airs, ses yeux auparavant d'un violet sombre très profond avaient été remplacés par du bleu fluorescent se reflétant sur les feuilles sombres de la forêt tel des néons mystiques que le Persian ne put que trouver magnifique.
La sensation d'être transporté comme s'il était plus léger qu'une plume et la sensation d'être entouré d'une aura agissant presque comme un voile protecteur lui fit un drôle d'effet, entre l'excitation et le mal de coeur, sensations étranges car très contradictoires... Le matou se demandait si la Mentali ressentait aussi des effets particuliers en utilisant ce don, alors même qu'elle soulevait rien qu'à l'aide de ses pouvoirs des Pokémons bien plus gros qu'elle.
Finalement, après quelques minutes de marche elle le déposa délicatement sur un tas de feuille, près d'un arbre assez éloigné de l'endroit où ils se trouvaient quelques instants plus tôt, alors, pendant que lui tentait de se redresser et de se remettre sur ses pattes toujours tremblantes dû à la souffrance ressentie il y a peu par son combat, il la vit commencer une toilette pour enlever le sang sur sa fourrure, il ne put que la comprendre, lui-même, au delà des blessures, était recouvert du sang des deux Ursarings à qui il avait néanmoins infligé de graves blessures, ainsi, avisant son pelage blanchâtre maculé de sang encore frais et chaud, il entama certes plus lentement qu'elle une toilette afin d'enlever un minimum les traces de son combat et d'être un peu plus présentable.

" Au passage, je m'appelle Eris. "

Eris... C'était donc le nom de cette mystérieuse voyageuse qu'il avait tenté de sauver et qui avait finit par lui sauver la vie à son tour, cela lui allait bien...
Jetant un oeil à sa montre à gousset, toujours accrochée solidement à son cou et ne semblant même pas avoir eu le moindre petit éclat, le Persian osa un sourire sarcastique... Sans doute allait-elle trouver son prénom assez cocasse vu ce qui pendouillait autour de son cou et qu'il ne pouvait s'empêcher de regarder régulièrement et dont le bruit caractéristique des aiguilles constituait à ses yeux la plus douce des berceuses.

-Moi c'est Cronos. Lui dit-il en coulant un regard vers elle.

Finalement et ce, au prix de quelques tiraillements musculaires, il parvint à se mettre debout sur ses pattes et même à s'étirer légèrement, du moins pour ses blessures, mais il était content, il allait pouvoir marcher un peu sans abuser des pouvoirs et de la gentillesse apparente de la Mentali, qui en avait déjà fait beaucoup pour sa maigre carcasse.
Néanmoins, il n'était pas dépourvu d'envie de marcher un peu avec elle pour sortir de cette maudite forêt, de plus, si elle se trouvait ici auparavant, c'était sûrement pour la traverser et sortir de l'autre côté, de là où il était venu en somme...
Reconnaissant un sentier pouvant les conduire à celui où il marchait tout à l'heure, Cronos le désigna du menton et lui demanda:

-Que dirais-tu de sortir d'ici? Je suppose que tu voulais aller marchander de l'autre côté... Laisse-moi au moins t'y conduire.

Il ponctua sa demande par un mouvement souple et amical de la queue, comme pour l'inviter à passer devant lui.

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MessageSujet: Re: Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]   Jeu 30 Juil - 2:10

Lost one's weeping

Ft. Cronos

Ses mots avaient eu l'effet d'une bombe, elle l'avait bien senti à la façon dont le Persian semblait secoué, mal à l'aise. Comme s'il se demandait comment réagir à ça. Eris avait déjà été dans cette situation, mais on ne lui avait pas murmuré des mots à l'oreille. Non, on les lui avait craché à la figure, et brusquement elle s'était sentie gelée, au bord du gouffre, avant que la colère ne la fasse brûler entièrement. C'étaient des mots qui plongeaient un poignard dans le coeur avant de retourner la lame dans la plaie, pas des mots faits pour passer de la pommade. Parfois elle se demandait comment des mots encourageants à l'égard d'un autre Pokémon avaient pu atterrir dans sa bouche et rester sincères. C'étaient les mots mielleux et empoisonnés d'Iris, mais jamais des mots qui venaient du coeur. Sans doute s'intéressait elle  plus à ce Persian que ce à quoi elle se serait attendue, sans doute se sentait elle impliquée. Il avait titillé son ego, partie importante de sa personnalité, pas étonnant qu'elle réagisse ainsi. C'était assez perturbant, et le silence mal à l'aise qui avait suivi ses quelques phrases en attestait. Il n'osait mot dire mais se posait des questions, visiblement. Du moment qu'il ne les LUI posait pas, du moment qu'il ne mettait pas malencontreusement une patte sur une blessure mal cicatrisée, la marchande ne s'en inquiétait pas. Ce Persian semblait trop honnête pour être ici, elle doutait qu'il cherche à lui faire du mal, surtout maintenant qu'il lui devait sa peau.

La baie Oran avait eu un effet immédiat, comme la Mentali s'y attendait. Après tout cette baie était fraîchement volée, elle avait intérêt à redonner de l'énergie. Sinon en plus d'avoir été difficile à obtenir, ce serait de l'arnaque.. non, elle l'aurait clairement mal pris. Il lui en restait deux piquées dans le même panier, normalement elles seraient efficaces aussi. C'était plutôt une bonne nouvelle. Il avait été semblé sur le point de lui dire quelque-chose en mâchouillant le fruit tout à l'heure, mais son transport par Psyko lui avait coupé la parole. En général les Pokémon qu'elle transportaient souffraient trop de ses entraves psychiques pour parler ou étaient morts, mais les vivants n'étaient pas bavards non plus. Peut être que cette aura violette étouffait les sons ou les empêchait de s'exprimer. Elle n'en savait rien, elle n'avait jamais fait face à ses propres attaques, ce qui valait sans doute mieux. Une fois à terre il l'avait imitée en nettoyant son pelage tâché de sang. Vu l'étendue des dégâts ça risquait de prendre un certain temps, et une certaine énergie que ses muscles blessés rechigneraient peut être à fournir. Mais Eris ne pouvait pas l'aider pour cela : une fois de plus, elle regrettait de ne pas pouvoir apprendre à faire tomber la pluie. Les Pokémon Eau ne mesuraient pas leur avantage niveau propreté.

" Moi c'est Cronos. "

Répondit le félin après avoir adressé un regard à son pendentif, laissant apparaître un sourire sarcastique. Il n'avait pas tilté sur son nom annonçant la discorde, en voilà une bonne nouvelle. De son côté, la voyageuse ne put s'empêcher de répondre à son sourire en voyant sa montre à gousset produisant un tic tac régulier. Cronos. Ils étaient bien, tous les deux, avec leurs noms évocateurs. Ca l'aurait fait rire si elle se sentait assez en sécurité pour qu'on l'entende. Mais en glissant un regard de l'autre côté du tronc d'arbre, elle apercevait des silhouette s'approchant des cadavres. Des amis des deux comploteurs ou des charognards, à voir. Elle préférerait la seconde option, ça excluait les représailles, le combat, la fuite, surtout avec Cronos qui.. ah, qui s'était levé. Bien que le Pokémon ne semble pas extrêmement à l'aise sur ses pattes, il tenait assez debout pour s'étirer, ce qui rassura la Mentali. Combattre ne lui était pas recommandé, mais il pourrait se déplacer sans aide, en voilà une bonne nouvelle. La femelle s'attendait à ce qu'il veuille retourner à ses occupations et se balançait déjà d'une patte sur l'autre en se demandant comment prolonger la conversation. Sa curiosité la mettrait dans de drôles de pétrin, aucun doute là-dessus. Mais il la devança en désignant un sentier d'un mouvement de la tête.

" Que dirais-tu de sortir d'ici ? Je suppose que tu voulais aller marchander de l'autre côté... Laisse-moi au moins t'y conduire. "

Ca ne lui avait pas sauté aux yeux tout à l'heure, quand il avait feulé toute sa mauvaise humeur, mais le Persian la tutoyait. C'était assez perturbant compte tenu de la distance qu'instaurait le vouvoiement de son interlocutrice. Peut être pouvait elle s'en passer en ce cas, ça atténuerait le décalage. Suivant son mouvement de la queue, elle se mit à marcher assez lentement pour qu'il puisse la rejoindre sans se fatiguer. Eris ne reconnaissait pas cette partie de la forêt, ça n'avait rien à voir avec le chemin qu'elle prenait habituellement pour ne surtout pas s'attarder entre les arbres. Elle ne voulut donc pas partir trop vite, histoire de mémoriser le trajet pour une prochaine mésaventure. Non pas qu'elle espère une nouvelle escarmouche avec les êtres hantant ces bois récemment devenus malfamés, mais mieux valait envisager toute éventualité. D'ailleurs il suffirait d'être plus prudente quand elle espionnait des brutes, l'erreur venait d'elle à la base. Tout ça pour une banale attaque contre des prétendus résistants.. en tout cas Helheim ne pourrait plus compter sur ces deux sacs de muscles. Tournant la tête vers l'autre Pokémon, elle lui adressa un léger sourire.

" Depuis le temps mon rendez-vous de l'autre côté sera allé essayer d'embobiner quelqu'un d'autre, mais ce serait un plaisir, j'ignore comment sortir. "

Fit elle sur un ton amusé en repensant au pirate. Clairement il n'allait pas l'attendre toute la journée. Mais ce n'était pas grave, avec ce qu'elle avait volé aux Ursaring sa journée de voyage avait été payée quand même. De plus, il lui restait encore ces substances fluorescentes à analyser, elles étaient bien curieuses. Impossible de retrouver des coloris similaires dans sa mémoire, mais il était temps de découvrir leur intérêt et peut être de s'en servir, tant qu'elle y était. La vagabonde laissa son interlocuteur la rattraper en gardant un rythme lent, finissant par se déplacer à ses côtés. Ce réflexe datait de ses voyages avec sa mère: elle ne marchait jamais devant pour pouvoir surveiller la Mysdibule. Manquerait plus que des poursuivants l'attaquent sans qu'elle ne puisse rien faire. Elles marchaient au même niveau en général, à moins de prendre la fuite, auquel cas Eris ne régulait jamais sa vitesse. Sa peau avant le reste, elle ne supporterait pas de se faire enfermer dans leurs camps à la con. Surtout maintenant qu'elle connaissait l'étendue de l'horreur à laquelle faisaient face les prisonniers.

" Ces lourdauds étaient des mercenaires payés par Helheim, j'en conclus que vous n'êtes pas avec eux. Vagabond ou résistant ? "

Demanda curieusement la voyageuse. Elle se garda d'ajouter avec une pointe d'humour l'option "pirate ayant perdu son cache-oeil", il se hérisserait certainement. Les présentations ayant tardivement été faites, elle pouvait passer à des informations de base mais qui lui donneraient tout de même une idée de ce à quoi s'attendre. De son côté il avait déjà deviné ses activités, en même temps c'était assez évident vu tout ce que contenait son sac à dos. Puisque le matou n'était ni un client ni un opposant, il fallait bien que son interlocutrice sache où il se situait concernant le conflit actuel. Neutre comme elle ou engagé contre l'empire ? Si c'était la seconde solution il avait de quoi se féliciter aujourd'hui, définitivement. Mais elle supposait qu'avec son tempérament il ne le ferait pas, l'auto-congratulation n'était pas le genre du Persian. Pourtant ça faisait tellement de bien de se féliciter de temps à autres, Eris savait de quoi elle parlait. Ca rassurait, en quelques sortes.

" En fait, je peux vous tutoyer, Cronos ? "

Elle y était. La réponse semblait évidente mais par réflexe elle posait toujours la question, manquerait plus qu'elle tombe que quelqu'un qui le prendrait mal..

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MessageSujet: Re: Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]   Mer 16 Sep - 17:36

Cronos avait choisi de la tutoyer, afin d'éviter la gêne permanente de l'alternance entre le vouvoyement de circonstance et le tutoyement involontaire qui allait instaurer, sans nul doute, encore plus de malaise par la suite, pour être tout à fait honnête avec lui-même, ce n'était habituellement pas dans ses habitudes d'être directement aussi familier avec les étrangers, particulièrement avec les femelles d'ailleurs, d'autant plus qu'elle lui avait sauvé la vie et méritait donc un minimum de respect, mais il venait de frôler la mort et avait justement été bien plus proche de cette Mentali mystérieuse en quelques minutes qu'avec certains membres de sa résistance en plusieurs mois... Alors bon, autant laisser tomber la gêne le plus tôt possible afin de s'apargner une discussion qui serait à coup sûr bien plus dérangeante pour lui à l'avenir.
Il avait choisi de la laisser passer devant et celle-ci accepta sa requête, commençant à s'avancer d'une démarche souple mais néanmoins lente afin de ne pas le perdre de vue... Très certainement par pitié et pour ne pas qu'il soit à la traine par rapport à elle avec ses blessures, mais etonnement, le Persian se sentait plutôt bien, même s'il avait encore de douloureux tiraillements musculaires, cela ne pouvait pas être pire que tout à l'heure, n'ayant rien de cassé, il savait qu'il allait rapidement être sur patte après plusieurs bonnes heures de repos, car le félin qu'il était en avait bien évidemment cruellement besoin pour être en forme, quelque chose qui lui avait parfois valu quelques remontrances de la part de ses supérieurs... Il avait bien malgré lui du apprendre à contrôler son besoin de sommeil et avait même partiellement réussi à le limiter légèrement mais la nature restait indomptable: Il ne pourrait jamais changer sa condition physique et psychologique, Cronos le savait pertinemment.
Ainsi donc, le matou se mit à marcher d'une démarche un peu plus gauche aux côtés de la Mentali, qui posait parfois ses yeux violets d'une profondeur qu'il ne pouvait s'empêcher de trouver troublante sur sa maigre carcasse pour s'assurer qu'il ne ralentissait pas, après tout, il était vrai que la raison première de son inquiétude devait être son envie de sortir de cette maudite forêt au plus vite... Car malgré son aide précédente et son apparente bonté, le Persian ne se faisait pas d'illusion, il ne valait certainement pas la peine que l'on s'attarde d'avantage que nécessaire sur lui, encore plus sur le plan moral.
Malgré le fait qu'il s'y soit désormais pleinement habitués au fil des ans, Cronos eut un léger pincement au coeur à cette pensée.
Décidant malgré tout de ne pas se concentrer là-dessus pour ne pas perturber leur apparente bonne entente, le félin secoua légèrement la tête et reporta son unique regard sur la silhouette fine de la Mentali, qui furetait un peu partout et reniflait discrètement avant de s'engager pleinement sur le sentier, il comprenait après tout, un inconnu qui, certes l'avait aidé, lui proposait de l'aider à sortir de la forêt dans un chemin qu'elle ne connaissait pas, il était tout à fait normal qu'elle hésite... Et puis sans doute souhaitait-elle mémoriser l'endroit afin de s'en rappeler pour son prochain passage, bien qu'il doutât qu'elle ait fortement envie d'y retourner...
Ayant du se sentir observée, elle tourna la tête vers lui et lui offrit un gentil sourire, prenant la parole pour la première fois depuis ce qui lui semblait être un long moment:

" Depuis le temps mon rendez-vous de l'autre côté sera allé essayer d'embobiner quelqu'un d'autre, mais ce serait un plaisir, j'ignore comment sortir. "

Sans savoir réellement pourquoi, sa réponse positive lui fit plaisir, ce n'était pas grand chose, mais un refus de sa part l'aurait très certainement désapointé et légèrement déçu... Pour le peu de temps qu'ils avaient passés ensembles, la Mentali lui inspirait confiance et elle évoquait chez lui un mystère qu'il se voyait très intrigué de peut-être pouvoir résoudre... Qui sait? Peut-être pourrait-il se faire une connaissance amicale dans ce monde de brute et souillé par le vice... Bien qu'il sache pertinemment qu'il ne valait pas non plus la peine que l'on s'attarde trop sur lui, un sourire sincère et amical était le plus beau cadeau que l'on pouvait lui faire aujourd'hui et ce, depuis bien longtemps... Il n'en demandait pas vraiment plus, sachant qu'il ne se savait de toute manière aucunement digne de l'obtenir.
Cronos se sentait un peu désolé pour elle à propos de son rendez-vous, après tout peut-être que si elle n'avait pas perdu son temps à le soigner, lui, se misérable Persian, peut-être aurait-elle pu conclure son affaire, mais en même temps, s'il n'était pas intervenu, qu'est-ce que ces deux Ursarings auraient fait d'elle? Il ne le savait guère à vrai dire mais n'osait même pas l'imaginer... Quoiqu'un doute subsiste malgré tout dans son esprit: Si elle avait pu faire preuve d'un courage et d'une puissance exemplaire une fois qu'il fut mis à terre... Pourquoi ne l'avait-elle pas fait avant? Avec ses pouvoirs psychiques elle aurait pu largement les tourmenter assez longtemps pour s'enfuir et rester indemne..
Alors qu'ils s'étaient tous les deux mis à avancer à travers les fourrés, Cronos remarqua qu'elle avait volontairement ralenti pour le laisser se mettre à côté d'elle: Il reconnaissait aisément cette technique de prévention: Lorsque l'on était accompagné d'une personne pas encore totalement digne de confiance, il ne fallait surtout pas la laisser marcher derrière vous: Règle primordiale pour ne pas se laisser attaquer par surprise, mais néanmoins, cela lui confirma qu'elle avait sans doute du développer de nombreuses techniques comme celles-ci pour éviter de se faire surprendre, témoignage discret mais perceptible du passé peut-être bien trop dangereux qu'elle avait du affronter...
A vrai dire, le Persian aurait aimé connaitre les raisons de ce voile brumeux qu'il percevait dans ses si beaux yeux, même si cela était indiscret, il ne pouvait pas s'en empêcher... Son instinct lui soufflait qu'elle avait quelque chose sur le coeur, quelque chose fort et de lourd à porter et dont, sûrement inconsciemment, elle cherchait à se décharger malgré elle.
La question était de savoir quoi...
Plongé dans ses pensées, il sursauta légèrement lorsque la Mentali reprit la parole:

" Ces lourdauds étaient des mercenaires payés par Helheim, j'en conclus que vous n'êtes pas avec eux. Vagabond ou résistant ? "

Il sourit à la question, évidemment, elle ignorait tout de lui, sa demande apparaissait donc plutôt légitime.
Maintenant qu'elle le demandait, Cronos se rémémora son parcour, il avait été solitaire pendant de longues années, affrontant seul la sollitude, la faim et la dureté des mauvaises saisons, sans personne pour le blamer, le juger...
Ni même le regarder...
Et pourtant, bien qu'il se soit plu dans cette vie solitaire et de vagabond, lorsqu'il avait entendu parler de la résistance et de son combat contre Helheim, il n'avait pas hésité une seule seconde, malgré la gêne que cela représentait pour lui de vivre en communauté, combattre Helheim et sa dictature infâme lui semblait plus important que tout le reste et particulièrement son propre bien être.
En songeant d'ailleurs à son titre de résistant, Cronos ne put s'empêcher de penser avec mépris à quelques autres résistants, qui usaient de leur titre pour mieux briller aux yeux des pauvres petits pokémons égarés et, si possible, les draguer... Il ne comprendrait jamais cette attitude arrogante, et ne comprendrait sans doute encore moins ceux qui choisissaient un compagnon avec pour seul critière leur titre... Non, jamais il ne pourrait comprendre ces personnes.
Car même s'il ne se pensait pas digne de connaitre l'amour, il était intimement persuadé que l'amour devait être aveugle de toute notoriété, se basant simplement sur ce qu'était réellement la personne en face... Et pas toutes les couleurs bariolées qu'elle pouvait arborer.
Alors qu'il allait lui répondre, Eris enchaina d'un ton curieux:

-Au fait, je peux te tutoyer Cronos?

C'était marrant qu'elle lui pose la question, étant donné qu'il lui avait fait comprendre qu'employer le vouvoyement semblait quelque peu dérisoire, mais peut-être qu'elle avait été plus impressionnée qu'elle ne le montrait par sa réaction explosive de tout à l'heure concernant son oeil manquant, il était vrai que sa colère de tout à l'heure avait pu lui paraitre impressionnante, mais il détestait que les gens le fixent comme ça sous le simple prétexte qu'il avait une balafre à l'oeil... Il savait bien que les pokémons de ce siècle n'avaient désormais plus beaucoup de respect mais tout de même... Déjà que lui-même avait du mal à accepter les origines de sa cicatrice.
Chassant ces pensées noires de sa tête, Cronos avança de quelques pas supplémentaires en se racclant la gorge, déclarant simplement:

-Je suis un résistant.

Il avait volontairement choisi de ne pas dévoiler sa guilde, car même s'il l'avait sauvé et lui paraissait tout à fait honnête et même sympathique, Cronos restait méfiant, il ne devait aucunement dévoiler sa position et celle de ses partenaires pour éviter tout risque d'invasion, car même si Eris n'avait pas d'intérêt particulier à dévoiler leur position et leur membre à première vue, il fallait s'attendre à tout et rien ne lui disait qu'elle ne révèlerait pas ces informations à quelqu'un de malfaisant un jour ou l'autre...
Puis il se retourna à nouveau vers elle, lui offrant un légert sourire amusé, il continua:

-Et puis je suis entièrement d'accord pour le tutoyement, inutile de nous encombrer d'une gêne inutile en alternant entre le "vous" et le "tu" non?

S'il avait été plus joyeux, dans un meilleur cadre et si son épaule ne le faisait pas encore souffrir, peut-être aurait-il ponctué sa phrase d'un ronronnement, mais l'heure ne s'y prêtait pas, ils devaient avancer s'ils ne voulaient faire à nouveau de mauvaises rencontres... D'autant plus qu'ils étaient peut-être déjà suivis, bien qu'il doutât que cette impression soit plus due à sa légère paranoïa qu'à une réelle objectivité, au fond de lui, il n'attendait qu'une chose: Sortir de cette maudite forêt.
Jetant un oeil à la suite du sentier, Cronos vit une plume noire tomber sur le sol feuillus, assez petite mais aussi sombre que le jais, elle devait certainement appartenir à un Cornèbre... Et cela l'inquiéta, finalement, peut-être que son intuition de tout à l'heure était justifiée... Helheim avait l'habitude d'envoyer des Pokémons oiseaux en éclaireurs pour repérer d'éventuels résistants en patrouille solitaire afin de les capturer et de les torturer pour qu'ils livrent leur position, et dans des endroits confinés comme ici par les arbres, un petit oiseau était recommandé et avec leurs plumages sombres, les Cornèbres étaient parfaits dans ce rôle...
Se tournant immédiatement vers Eris, il déclara dans un chuchotement presque inaudible mais néanmoins agressif pour lui faire comprendre l'étendu de la situation:

-Eris il faut qu'on sorte d'ici au plus vite, nous sommes très certainement suivis, surtout ne te retourne pas et fait comme si tu n'avais rien remarqué, marche naturellement et ne regarde pas autour de toi.

Anxieux, Cronos priait les dieux pour qu'il ait tord, bien qu'elle en doutât très fortement, autant tout l'heure le combat était plus équitable car il était en pleine forme, mais là, il était encore blessé et fatigué, si jamais ils tombaient à nouveau sur des soldats de Helheim tout aussi agressifs, il n'était pas sûr que les choses se passent aussi bien que la première fois..

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]   Dim 11 Oct - 2:15

Lost one's weeping

Ft. Cronos

Il l'observait depuis tout à l'heure, pendant qu'elle cherchait à graver les environs dans sa mémoire. Travail laborieux et pour le moment pas très utile, l'endroit lui donnait la nette impression d'être le même que n'importe-quel autre. Pourtant elle n'avait jamais emprunté ce chemin pour traverser la forêt, c'était un sentier tout à fait inconnu. Ou peut être s'était-elle perdue une fois et ne s'en souvenait plus. C'était tout à fait possible, vu à quel point tout se ressemblait dans la forêt de l'Effroi. Les arbres morts tendant leurs branches sans feuilles vers le ciel étaient presque des répliques les uns des autres, pas étonnant qu'elle s'y soit perdue. Sa carte mentale de l'endroit était particulièrement incomplète, étant donné qu'elle s'aventurait rarement hors de son chemin habituel. De toutes manières, quand bien même elle perdrait son temps à le faire, la marchande n'en retiendrait sans doute rien. Retenant un soupir de lassitude, elle se dit qu'il suffirait de faire confiance à Cronos, ce serait reposant. Pas que ce soit du relâchement, mais Eris devait bien admettre qu'il savait certainement mieux ce qu'il faisait qu'elle. D'ailleurs elle le voyait qui suivait d'une démarche ralentie par ses blessures mais plus sûre que ce à quoi elle s'était attendue. Il pourrait aller jusqu'à la sortie, maintenant le doute n'était plus permis.

Sa réponse sembla l'enthousiasmer, et le félin gardait un air largement moins morose qu'au premier abord lorsqu'elle arriva à sa hauteur. Tant mieux, c'était l'occasion de continuer la conversation pendant qu'ils traversaient la forêt. Certes, il faudrait sans doute se dépêcher, mais autant rendre le trajet agréable. Elle doutait que l'on puisse lier à eux les deux morts de tout à l'heure, du moins pas en partant de leurs corps. Dans l'esprit de la Mentali, pour le moment, les problèmes étaient en majorité réglés, enfin une bonne nouvelle. Sa première question le fit légèrement sursauter, au milieu du silence partiel qui s'était installé entre eux. Pas que ce soit un silence de malaise, comme précédemment, c'était un calme tout à fait bienvenu. Sa seconde question sonnait sans doute inutile étant donné qu'il la tutoyait, mais dans son esprit, ça sonnait comme une question de principe. Comme quoi il lui restait quelques traces de l'éducation d'Io. La marchande se rappelait qu'elle avait mis un temps fou à tutoyer le Banshitrouye avec lequel ils avaient voyagé pendant longtemps à Ahoris. Oui, le même qu'Io avait laissé mourir en prétendant ne pas le voir et s'occuper de sa fille. Un goût amer lui revenait toujours dans la bouche lorsque ses yeux glissaient sur la cicatrice laissée par ce jour là.

" Je suis un résistant. "

Répondit le Persian après s'être raclé la gorge, continuant d'avancer avec la même lenteur. Eris avait déjà calé son allure sur celle du matou et ne s'en rendait plus vraiment compte, elle acquiesça avec un léger sourire. Il avait bien du courage, et le genre d'engagement qui ne lui traverserait sans doute jamais l'esprit. Ce qui l'avait amenée ici, en définitive, c'était de penser avant tout à s'en tirer. Pas à améliorer la situation générale, se maintenir en vie avant tout. De toutes façons, une héroïne morte ne profite pas des changements qu'elle a permis, autant laisser ce boulot glorifiant à quelqu'un d'autre. Du moins c'était le raisonnement de la Mentali, et puis ce chaos ambiant ne l'empêchait pas de travailler, alors de son point de vue tout allait bien. Cela ne l'empêchait pas d'avoir du respect pour ceux qui avaient assez de convictions pour se lancer contre Helheim, aussi son interlocuteur venait-il de monter dans son estime. C'était quelqu'un de bien, surtout en comparaison avec la majorité de ceux qu'elle avait croisés. A se demander ce qu'il pouvait bien se trouver d'assez terrible pour le faire mériter qu'elle se rie de lui. C'était sans doute en rapport avec le passé, et l'une des choses à propos desquelles la Pokémon psy était curieuse. Mais elle savait pertinemment qu'il faudrait le laisser voir une partie de ce dont elle était faite pour qu'il veuille bien partir sur un tel sujet, et cette perspective la mettait mal à l'aise. Elle était faite d'individualisme assumé qui ferait froncer le nez à n'importe-qui. Pas seulement, mais ça restait une partie significative.

" Et puis je suis entièrement d'accord pour le tutoyement, inutile de nous encombrer d'une gêne inutile en alternant entre le "vous" et le "tu" non?  "

Continua le félin avec l'un des rares sourires qu'elle l'avait vu faire. Lâchant un léger rire qui sonna un peu gêné, son interlocutrice hocha la tête pour marquer son approbation. Il lui arrivait rarement de tutoyer aussi rapidement des Pokémon d'un âge inférieur ou égal au sien, à moins qu'il s'agisse d'un Inférieur ou d'un être qui lui venait beaucoup trop facilement sur les nerfs. D'un autre côté, elle préférait tutoyer, ça mettait au même niveau et c'était tout de suite moins encombrant.

" Tout à fait, j'aurais tendance à m'y perdre si cela continuait. "

Miaula la féline en guise de réponse, quittant le Persian des yeux pour les promener un peu aux alentours. Ils suivaient toujours un chemin assez bien marqué qui ne semblait pas particulièrement difficile ou tortueux, ce qui était plutôt bon signe. S'il se déplaçaient le long d'un chemin quasi-rectiligne, ils avaient toutes leurs chances de sortir. Les lieux étaient plutôt silencieux maintenant que leurs voix s'étaient tues, et elle commençait à être convaincue que ceux ayant trouvé les Ursaring étaient des charognards dont il n'y avait rien à craindre. De toutes façons, niveau adrénaline, ils avaient clairement eu leur dose pour aujourd'hui. Cependant, Cronos semblait nerveux, et lorsqu'un léger objet noir tomba sur leur chemin, il lui sembla le voir se raidir. Pointant ses oreilles en avant tandis qu'ils continuaient d'avancer, Eris constata qu'il s'agissait d'une plume noire et brillante, comme celle de certains Pokémon. Ah, il y avait donc âme qui vive aux alentours. Elle se préparait à penser que ce ne pouvait être bien grave lorsque le Persian se tourna vers elle pour lui murmurer un avertissement.

" Eris il faut qu'on sorte d'ici au plus vite, nous sommes très certainement suivis, surtout ne te retourne pas et fait comme si tu n'avais rien remarqué, marche naturellement et ne regarde pas autour de toi. "

Sa nervosité était presque communicative, et si un frisson courut le long de l'échine de son interlocutrice, elle n'en perdit pas pour autant son calme. Oui, elle saisissait la gravité de la situation, mais surtout, il fallait éviter de paniquer. Sa première réponse fut une sorte de grimace, et sans doute inconsciemment, elle rapprocha un peu ses pas de ceux du félin. Si on les attaquait, ils ne pourraient pas se défendre. Enfin.. tout dépendait des conditions. Un adversaire ne lui faisait pas peur, deux non plus, mais s'ils étaient en supériorité numérique, la féline ne pourrait que les perturber le temps de trouver un moyen de s'échapper. Gagner un affrontement était en revanche grandement improbable. En réalité elle pourrait se défendre, mais pas LES défendre, en comptant le fait que Cronos n'était sans doute pas en état d'affronter qui que ce soit. Surtout que ça risquait de rouvrir les plaies.. non, ils ne pouvaient pas se permettre un combat. Il faudrait donc jouer plus stratégique que ça. On ne s'en prendrait à eux que s'ils semblaient dangereux, que s'ils avaient l'air de Résistants, n'est-ce pas ? Alors il faudrait faire comme s'ils étaient purement inoffensifs, sans intérêt.. Prenant bien soin de ne pas parler trop fort, elle se pencha à son tour vers le Persian, une idée ayant germé dans son esprit.

" On ne peut pas se battre, mais leur donner une fausse idée n'est pas exclu. On va faire comme si on était un couple, ça passe à tous les coups, mais essaie de ne pas sursauter, d'accord ? "

Fit Eris avec un sourire malicieux, les oreilles pointées vers le Persian. Elle disait ça car il semblait être le genre de Pokémon assez peu habitué aux démonstrations d'affection, et qui reculerait face à elles. Ce ne serait pas la première fois qu'elle employait cette technique, avec un allié ou un inconnu, et en général on décidait simplement de faire comme s'ils étaient absents. C'était peut être une sorte de règle instinctive universelle: "les amoureux, c'est inoffensif." Ou du moins ça ne mérite pas que l'on s'y attarde. Ecartant un peu son museau de l'oreille du félin, elle le regarda en face, laissa ses oreilles trembler quelques secondes avant de lâcher un léger rire en baissant un peu la tête pour se donner l'air gêné. Elle riait comme si elle venait de lui avouer quelque-chose de relativement embarrassant mais qu'on peut catégoriser comme mignon. Quand bien même ils "se croyaient" seuls, c'était bien le genre de choses que l'on se surprenait à ne dire qu'en chuchotant, en général il s'agissait d'une bêtise ou méprise bien stupide de quand on était encore jeune.

" En plus tu trouves ça drôle ! Te moque pas, j'avais 5 ans ! "

Fit la Mentali à voix haute sur un ton de fausse reproche, affichant un léger sourire. Elle lui poussa l'épaule du bout du museau, comme cherchant à le chahuter un peu en guise de vengeance stupide et inutile. Bien entendu elle évita de lui faire mal en s'appuyant au mauvais endroit. Autour d'eux, sa voix s'était certainement entendue, mais si c'était le cas elle n'apprenait rien de significatif. A la limite, il y avait de quoi se demander quel intérêt il y avait à suivre un duo qui se racontait des souvenirs d'enfance. Si ceux qui les suivaient étaient toujours là, ils étaient bien discrets car en tentant une recherche d'esprits avec lesquels communiquer mentalement, la femelle n'avait trouvé que Cronos. En même temps, elle n'utilisait pas sa pleine puissance de peur que son cristal et ses yeux ne s'allument, signalant quelque-chose d'anormal. Ne pas sembler méfiante, hein ? Ce ne devait pas être trop difficile. La marchande releva la tête et continua de marcher en se tenant le plus droite possible comme pour faire la fière, laissant un sourire moqueur apparaître sur son museau.

" Je suis certaine que tu étais pire que moi, en plus ! Une vraie terreur ~ "

Continua-t elle sur un ton rieur, haussant un sourcil en coulant un regard complice au Pokémon Normal. Elle se rapprocha à nouveau pour lui donner un coup de langue derrière l'oreille en ronronnant doucement. Il ne pouvaient pas s'arrêter, la meilleure solution étant de quitter les lieux au plus vite, mais si ça avait été possible elle aurait certainement glissé son museau dans le cou du félin, comme certains le faisaient. Ca aurait sans doute accentué leur crédibilité, mais selon Eris ils se débrouillaient déjà pas mal. Pour le moment pas d'interruption, pas de nouvelle plume, ils allaient sans doute devenir trop "inoffensifs" pour qu'on les surveille, à force. Non ? D'ailleurs elle espérait ne pas trop perturber Cronos, le pauvre, déjà que leur proximité de tout à l'heure semblait l'avoir mis terriblement mal à l'aise. Ce serait bête qu'il garde de cette journée un souvenir encore plus mauvais que celui de l'affrontement avec les Ursaring.
Huh:
 

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MessageSujet: Re: Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]   Jeu 5 Nov - 10:07

A la première entente de ses propos, Cronos avait remarqué que la Mentali n'avait pu retenir une grimace, un frisson d'inquiétude semblant avoir parcouru son échine, il sentait que sa nervosité était communicative mais en même temps il y avait de quoi, si le Cornèbre se trouvait aussi près, cela ne pouvait signifier qu'une chose: Les ennemis ne tarderaient pas à les retrouver eux aussi... Et là, ce serait autrement plus grave car bien qu'ayant pu se remettre sur ses pattes, le Persian se savait incapable d'engager à nouveau une bataille si celle-ci se présentait et il y avait fort à parier que s'ils se faisaient attaquer une seconde fois, leurs chances de survie ne s'élevaient pas à autre chose que 0...
Réfléchissant à toute vitesse pour trouver une solution, il vit une lueur typique d'une illumination traverser le beau regard d'Eris, qui ne tarda pas à lui proposer d'une voix basse pour que seul lui entende:

" On ne peut pas se battre, mais leur donner une fausse idée n'est pas exclu. On va faire comme si on était un couple, ça passe à tous les coups, mais essaie de ne pas sursauter, d'accord ? "

Eris lui avait parlé tout bas, collant son museau contre son oreille, il avait pu sentir son souffle chaud caresser son visage, puis sa nuque... En d'autres circonstances, il aurait pu réagir, même inconsciement, à cette sensualité qu'elle dégageait sans même certainement s'en rendre compte... Car elle avait affiché un sourire malicieux tout en le regardant les oreilles pointées vers lui, et sa dernière phrase l'avait à la fois vexé mais en même temps apaisé... Drôle de paradoxe il se l'accordait bien, mais il était heureux (à moindre mesure évidemment) de voir qu'elle comprenait ses troubles, bien qu'il aurait préféré qu'elle ne discerne jamais ce trait de caractère quelque peu honteux...
Il n'empêche que Cronos ne put s'empêcher de rougir à cette idée, tant l'idée de se montrer proche aussi bien physiquement que mentalement avec une personne le mettait mal à l'aise... Il détestait avoir à jouer un rôle et à fortiori lorsque celui-ci ne lui correspondait pas à ne l'avait jamais vraiment connu.
Il failli balbutier quelque chose de gêne mais se retint, n'oubliant pas la gravité de la situation et cela était bien plus préoccupant que son petit confort personnel.
Ravalant sa salive et se concentra pour ne pas montrer son trouble grandissant, il osa une oeillade vers Eris et constata que la Mentali afficha un air déterminé, sûre d'elle, comme si elle en avait l'habitude, sans doute avait-elle du déjà jouer cette technique pour échapper à de quelconques poursuivants... Et en soit cette dernière n'était pas mauvaise, après tout: "les amoureux c'est inoffensif"...
Voyant qu'il ne disait toujours rien, Eris écarta légèrement son museau du sien et agita ses oreilles dans un faux air de gêne, le regardant avec un petit sourire droit dans les yeux, elle éclata de rire et baissa la tête comme une adolescente devant ses premiers émois.

" En plus tu trouves ça drôle ! Te moque pas, j'avais 5 ans ! " Lui lança-t-elle d'un ton faussement timide mais néanmoins amusé, ne détachant pas son regard violet du sien.

Cronos la fixa quelques secondes sans piper mot, ne pouvant s'empêcher de se dire qu'elle jouait diablement bien la comédie et que s'il avait été spectateur extérieur, elle n'aurait eu aucun mal à le duper, se faisant passer à merveille pour une jeune femme folle amoureuse... Et il n'en fut pas tellement surpris, ne pouvant que trop bien se rappeler de son changement impressionnant de comportement face aux Ursarings de tout à l'heure... Elle avait joué la pauvre victime innocente avec brio, avant de dévoiler sa vraie nature: Bien plus sauvage et indomptable que ce que tous, y compris lui-même, avaient préssentis.
Secouant la tête pour ne pas se déconcentrer, le Persian suivit l'idée de la Mentali et laisser un faux sourire sarcastique franchir son visage, comme s'il se moquait gentiment d'elle alors qu'elle lui poussait légèrement l'épaule du bout du museau dans un sourire taquin et avec un sourire, Cronos remarqua qu'elle avait fait attention à ne pas toucher ses plaies...
Son rire cristallin s'était répandu à travers la forêt et leurs poursuivants devaient certainement les avoir entendus à l'heure qu'il était, la question était de savoir s'ils étaient toujours suivis, mais cela n'était pas à négliger à ses yeux, les gardes de cette maudite milices étaient bien trop acharnés pour se contenter d'une mise en scène, aussi réaliste soit-elle.
Afin de parfaire son rôle, Cronos passa sa longue queue blanche sur le dos de la Mentali d'un geste affectueux, comme s'il lui caressait l'échine jusqu'au bas de ses reins, tandis qu'elle enchainait dans sa petite histoire:

" Je suis certaine que tu étais pire que moi, en plus ! Une vraie terreur ~ "

Oh si elle avait idée de ce qu'il fut par le passé... Elle n'aurait certainement pas osé poser la question.
Il voulut répondre mais elle le tétanisa lorsqu'elle s'approcha de lui pour lui lécher l'arrière de l'oreille dans un ronronnement charmeur, n'ayant aucune conscience de l'effet qu'elle avait sur lui.
A vrai dire, pour Cronos cela relevait encore une fois du paradoxe, d'un côté cette sensualité et ce charme qu'elle dégageait ne laissait aucunement indifférent (comment l'être sérieusement?) et en mâle qu'il était il ne pouvait empêcher la chaleur typique de l'excitation de se propager dans son ventre mais d'un autre côté, sa personnalité timide et solitaire l'avait rendu nerveux à chacune de ces proximités, même de circonstances... Ces contacts physiques l'excitaient autant qu'ils le mettaient terriblement mal à l'aise, il ignorait comment s'y prendre sans en faire trop... Ou pas assez, il n'en savait rien, mais dans tous les cas, il se souviendrait de cette journée s'ils en sortaient vivants, oh oui, avec tous les états d'âme qu'elle lui avait fait traverser, cette journée serait inoubliable.

Secouant une nouvelle fois la tête pour chasser ces pensées afin de persister dans son rôle, Cronos afficha un sourire de séducteur, laissant dépasser une de ses canines, il tenta de paraitre sûr de lui malgré l'aspect factice de cette attitude, puis toucha le museau de la Mentali en lui répondant d'un ton suave mais néanmoins assez fort pour que les alentours puissent l'entendre:

"Tu n'as pas idée... "

Jetant un regard discret autour de lui, Cronos vit des silhouettes se dessiner devant les arbres, pas de doute, ils étaient toujours suivis et nul doute que ces enfoirés d'Helheim allaient les aborder, restait à les convaincre de ne rien tenter contre eux...
Alors, tout en se surprenant par son audace, le Persian laissa trainer son museau contre sa joue avant d'arriver à l'une de ses grandes oreilles et de la mordiller doucement, faisant mine d'être un jeune félin amoureux de sa promise, il lui murmura pourtant aux creux du tympan un discours bien moins romantique:

"Eris... Crois-tu que tu pourrais faire disparaitre ma montre pendant quelques instants? "

Tout en parlant, Cronos continuait de jeter des regards suspicieux autour de lui, maudissant son oeil aveugle qui ne lui garantissait pas une superbe visibilité, il détecta néanmoins l'odeur de plus en plus forte des soldats.

"Je suis connu sous le nom de Chasseur du Temps, s'ils ne me reconnaissent pas ils vont certainement tilter sur ma chaine... Ronronna-t-il faussement en lui léchant à son tour l'oreille, éloignant la pensée morbide qui lui traversait l'esprit à l'idée de faire n'importe quoi avec elle, et je suppose que tu les as déjà sentis, ils sont proches"

Il ne croyait pas si bien dire qu'à le Persian avait à peine terminé sa phrase qu'une voix grave leur parvint:

"Halte-là!"

Faisant mine d'être surpris, Cronos s'arrêta et jeta un oeil à sa droite, où se tenaient deux Pokémons: Un Akwakwak portant une cape qui masquait certainement le manque d'un bras ainsi qu'un Escroco au regard encore juvénile, venant très certainement de sortir de l'adolescence... Le Persian reconnut immédiatement la relation mentor/apprenti entre les deux Pokémons, mais aussi embourbé dans le camp d'Helheim qu'ils le fussent, leurs regards n'étaient pas des plus agressifs, simplement très suspicieux, Cronos ne put qu'espérer qu'ils aient réussis à les convaincre...

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MessageSujet: Re: Lost one's weeping feat. [FORET EFFROI]   Sam 16 Jan - 13:59

Lost one's weeping

Ft. Cronos

Dans un premier temps le félin resta silencieux, et elle se prit à craindre qu'il ne soit déjà trop embarrassé pour se mettre dans le rôle. De son côté la femelle n'avait rarement voire jamais eu ce problème, à vrai dire. Pas qu'elle aie l'habitude d'être une idiote amoureuse et que du coup le jeu soit trop proche de la réalité pour la perturber, mais disons qu'elle avait le sens de l'observation. Elle avait vu assez de monde roucouler pour savoir de quoi il en retournait, et si elle-même s'était rarement 'encombrée' d'une relation amoureuse, ce n'était pas particulièrement handicapant. Enfin, 'rarement'. Doux euphémisme. En fait ça avait dû lui arriver deux fois depuis qu'elle avait trahi Io, et ça avait été factice et stratégique. La bonne blague. Cronos lui avait adressé un sourire sarcastique, comme s'il était passablement fier de sa supposée moquerie, et la marchande redressa un peu les oreilles. Pas de souci à se faire donc, il suivait. Ca étira un peu son sourire supposé timide tandis qu'elle jetait un bref coup d'oeil aux alentours. Personne pour le moment, voilà qui lui plaisait, pourvu que cela dure. Il avait passé sa queue blanche par dessus le dos d'Eris, ce à quoi elle réagit par un ronronnement léger, rapprochant un peu ses pas de ceux du Persian. Le fait qu'ils soient blessés paraitrait sans doute un peu étrange, si on leur tombait dessus, mais la Mentali pouvait toujours prétendre qu'ils avaient fait une mauvaise rencontre et que l'amour de sa vie avait été très courageux, quelque-chose comme ça. Après tout ce n'était pas tout à fait faux, et surtout très courant dans ces bois malfamés. Le plus rare en vérité, c'était de pouvoir en ressortir.

" Tu n'as pas idée... "

Fit-il à voix basse en réponse à son affirmation, un sourire charmeur sur le visage. Elle le regarda d'un air complice, affichant un nouveau semblant de gêne en se disant qu'il s'y prenait plutôt bien, en définitive. Surprenant pour quelqu'un qui avait l'air aussi réticent à la laisser approcher tout à l'heure. Mais la situation avait changé, dans la mesure où il ne pensait plus qu'elle se fichait de lui à cause d'une vieille blessure qu'elle supposait due à autre-chose qu'une maladresse ou une malchance. Enfin, il était sans doute toujours assez perturbé, mais il ne rougissait pas comme une adolescente -mieux valait, c'était le rôle de la féline pour l'instant-, et elle ne pouvait que l'en féliciter mentalement. Hormis cela plus de pas, plus de battements d'ailes, la Pokémon psy se serait prise à penser qu'ils seraient bientôt hors de danger si l'atmosphère n'était pas passablement oppressante. Son instinct la trompait rarement de ce côté-là, il n'y avait pas de raisons de l'ignorer, surtout pas maintenant. Un frisson courut le long de son échine lorsque Cronos se rapprocha pour lui mordiller un peu l'oreille: si elle s'était attendue à quelque-chose, ce n'était sans doute pas cela. D'ailleurs elle ne s'était pas non plus imaginé que ça lui ferait autant d'effet, comme quoi le matou lui plaisait bien. La marchande resta cependant concentrée sur ce qu'il avait à lui dire: ce n'était pas le moment de relâcher son attention. Il lui demandait de faire disparaître sa montre, et si elle sourit avec embarras en miaulant qu'il la chatouillait, l'idée la surprit un peu. Pourquoi donc ? Mais il ne tarda pas à donner des explications.

" Je suis connu sous le nom de Chasseur du Temps, s'ils ne me reconnaissent pas ils vont certainement tilter sur ma chaine...  "

Oh, là était donc le problème.Elle pensait que l'objet était juste en rapport avec le fait qu'il porte un nom de dieu du temps, mais s'il révélait également son titre de notoriété, il y avait du souci à se faire. L'idée n'était pas très discrète, mais la Mentali se garda bien de le faire remarquer, l'objet ayant sans doute une certaine valeur aux yeux du félin, pour qu'il la garde toujours sur lui. Quant à la faire disparaître.. eh bien il faudrait la lui enlever du cou et la planquer rapidement quelque-part, dans l'absolu, mais la femelle n'en avait pas le temps. En effet, des pas se faisaient entendre non loin du duo et ils retarderaient sans doute pas à arriver, il lui fallait une solution de secours acceptable.

" ..et je suppose que tu les as déjà sentis, ils sont proches. "

Ajouta le résistant, faisant écho à ses pensées tandis qu'elle se creusait rapidement la cervelle. Effectivement ils ne tardèrent pas à se montrer, lançant un 'halte-là' assez autoritaire eux deux Pokémon. Cessant de marcher presque immédiatement, la Mentali pointa ses oreilles vers la source de la voix, un Akwakwak ayant fait son apparition sur leur droite. Il était accompagné par un monstre visiblement plus jeune et moins expérimenté qui aurait apparu une proie facile aux yeux de la femelle s'il n'était pas de type ténèbres. Oui, elle craignait toujours un possible affrontement, bien que ce soit probablement peine perdue si ça arrivait. Baissant immédiatement les oreilles en croisant les yeux du Pokémon eau, elle se rapprocha pourtant du Persian d'un air inquiet, comme si elle avait besoin d'être rassurée/protégée, ne s'étant pas attendue à tomber sur des Helheimiens ici. A vrai dire il fallait surtout qu'elle soit proche de lui pour continuer de cacher la montre. Oui, Eris avait pu la faire 'disparaitre' aux yeux des deux nouveaux arrivants. En réalité elle était toujours au cou du matou, mais elle faisait flotter l'illusion de son absence, et si ceux qui les avaient interrompus ne la voyaient pas, la marchande la voyait toujours très bien par exemple. Bien entendu cela sollicitait ses capacités psychiques, et c'est en partie pour cela qu'elle devait rester près de Cronos. Son joyau et ses yeux prendraient une brillance qui n'avait rien de naturel si elle venait à utiliser trop d'énergie pour occulter la présence du pendentif, et la distance était un facteur important.

" Euh.. désolée de vous déranger, sommes-nous dans une zone non-autorisée Mr ..? "

Tenta Eris -enfin Iris- en s'avançant un peu vers l'Akwakwak, baissant la tête avec déférence. En général les marques de respect, ça facilitait les choses, c'est du moins ce que son expérience lui dictait. De plus, les deux Helheimiens ne semblaient pas particulièrement agressifs, ils ne préparaient pas d'attaque ni ne portaient d'armes, peut-être étaient-ils tombés sur le duo un peu par hasard durant une patrouille. Mais à y réfléchir la marchande en doutait, le souvenir de la plume de Cornèbre lui revenant à l'esprit. Non, il y avait bien quelque-chose, ils devaient les avoir suivis un moment. Mais depuis quand ? Voilà qui l'inquiétait un peu, elle osait espérer qu'ils n'avaient pas vu les Ursaring précédemment, et qu'au cas échéant ils ne feraient pas de lien. De toutes façons ils n'avaient pas vraiment des air de combattants, en ce moment, avec la Mentali qui laissait ses pattes trembler un peu, restant proche de son aimé. Ce dernier avait pris un air surpris en les voyant venir, ce qui semblait tout à fait naturel, a priori hormis leurs blessures ils n'avaient rien de trop étrange. D'ailleurs la marchande s'empressa de 'clarifier' ce point avec les Helheimiens.

" En réalité nous comptions traverser rapidement et.. et ces gens nous sont tombés dessus.. nous cherchons juste à sortir. "

Miaula la féline d'un air inquiet, une grimace sur le museau, jetant de rapides coups d'oeil aux alentours comme pour s'assurer qu'aucun nouvel assaillant n'arrivait. Et elle espérait sincèrement qu'il n'y en aurait pas, pour le coup. Frottant son museau dans le cou de Cronos, elle se racla la gorge avant de continuer.

" Je suis infirmière, j'ai pu nous soigner un peu mais c'est assez rudimentaire.. "

Finit la Mentali en parlant de ce gel qu'elle avait étalé sur les coupures du Persian. Leur histoire était tout à faut plausible, pour peu que ces deux-là soient compréhensifs ils tel es dérangeraient pas trop. Du moins c'est ce qu'espérait la marchande. Peut-être pourraient-ils même leur montrer un chemin rapide vers l'extérieur.. mais une telle courtoisie était bien rare venant de ce genre de Pokémon. Elle gardait une apparence assez tendue, dans l'attente d'une réponse venant de l'Akwakwak, doutant que celui qui l'accompagnait n'ose participer à la conversation. Il ne savait sans doute pas encore trop quoi faire, à en juger par son attitude et son jeune âge.
Huh:
 

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